Définition dans McClintock & Strong

Main-sail

Mainsail

Main-sail est la traduction dans la Version Autorisée King James du terme nautique ἀρτέμων (du verbe caprew, suspendre ou «hisser»), qui n’apparaît que dans ce sens en Actes 27:40. Il est expliqué par quelques critiques comme le plus grand voile de la poupe, répondant à notre «misaine de poupe» et même encore appelé par les Vénitiens artinmone. D’autres l’interprètent comme la «grand-voile haute», Lat. supparum. D’autres encore l’entendent comme une petite voile ou «jib» près de la proue, appelée par les Romains le dolon. Le terme peut ainsi être compris proprement comme désignant la voile de devant, laquelle, d’après l’avis de ceux qui sont qualifiés pour juger, serait la plus utile pour placer un navire face au vent dans les circonstances racontées par Luc (voir le Commentaire de Hackett ad loc.). Les bâtiments de cette époque avaient un, deux ou trois mâts; le plus grand était à la poupe (Smith's Dict. of Ant. s.v. Malus). Dès lors, si le navire de Paul n’avait qu’un seul mât, la voile en question serait celle que l’on appelle aujourd’hui le «jib», étant attachée à une vergue (boom) ou perche s’avançant du beaupré; mais si, comme cela est plus probable à cause de sa taille, il avait au moins deux mâts, cette voile serait celle attachée au mât de devant, c’est-à-dire la «voile d’avant». «Un marin verra aussitôt que la voile d’avant était la meilleure voile qu’on pût hisser dans ces circonstances» (Smith, Shipwreck of St. Paul, 3e édit. p. 139, note). VOIR SHIP.

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.