Définition dans McClintock & Strong
Magnus Felix Ennodius
Ennodius Magnus Felix
Ennodius Magnus Felix, l’un des pères latins, naquit vers 473 apr. J.-C., à Arles (selon d’autres à Milan), d’une famille gallo-romaine noble, ayant des noms tels que Faustus et Boethius sur ses registres. Ses parents mourant tôt, il fut envoyé, à l’invasion des Wisigoths, chez une tante à Milan, qui surveilla attentivement son éducation. Peu après sa mort (489 apr. J.-C.) il épousa une riche épouse, et mena une vie fort libre jusqu’à ce qu’une grave maladie le remit en réflexion; et, rétabli, il fut ordonné diacre, et sa femme devint nonne. (Un récit dit qu’il avait été ordonné diacre auparavant, et mena une mauvaise vie comme diacre.) En 494 il accompagna Épiphane de Pavie en mission en Bourgogne pour racheter quelques prisonniers italiens. En 496 il alla à Rome, où il acquit bientôt grande réputation. En 502 il écrivit en défense du pape Symmaque contre son rival, le pape Laurent. Dans cette défense il affirma pour la première fois que l’évêque de Rome n’est soumis à aucun tribunal terrestre (Gieseler, 1, § 115); il fut le premier à attribuer exclusivement à l’évêque de Rome le nom de «Papa» (pape), et, en général, il s’employa vivement à étendre l’autorité pontificale. Après avoir été choisi, vers 511 apr. J.-C., pour succéder à Maxime comme évêque de Pavia (Ticinum), il alla, sous la direction du pape Hormisdas, en deux missions (515 et 517) auprès de l’empereur Anastase au sujet de l’union entre les Églises d’Orient et d’Occident. Les deux missions échouèrent. Ennodius mourut à Pavia le 17 juillet 521. Parmi ses écrits se trouvent: Epistolarum ad Diversos lib. ix: — Libellus adv. eos, qui contra Synodum scribere praesumserunt, contenant la défense de Symmaque susmentionnée: — Vita Epiphanii Episcopi: — Vita Antonii Monachi Lirinensis: — Eucharisticon de vita sua, une autobiographie: — Paraenesis didascalica ad Ambrosium et Beatum: — Orationes: — Carmina. Ses œuvres furent publiées à Bâle, 1569, fol.; Tournay, 1610; et par Sirmond (meilleure éd.), Paris, 1611. Elles figurent aussi dans Migne, Patrol. Lat. vol. 63. Ennodius écrivit vigoureusement en faveur du libre arbitre, et a été dès lors qualifié de semi-pélagien. — Cave, Hist. Lit. (Genève, 1720), 1:322; Ceillier, Auteurs Sacrés (Paris, 1861), 10:473 sq.; Herzog, Real-Encyklop. 4:68; Wetzer Welte, Kirch. Lex. 3:595.
