Définition dans McClintock & Strong
Lewis Atterbury (fils)
Atterbury, Lewis (2)
Atterbury, Lewis Fils aîné du précédent, naquit à Caldecot, Bucks, le 2 mai 1656. Il fut éduqué à Westminster School sous le Dr. Busby, et au Christ Church, Oxford. Il fut ordonné diacre en sept. 1679. En 1683 il servit comme aumônier de Sir William Pritchard, lord‑maire de Londres. En fév. 1684 il fut institué recteur de Symel, dans le Northamptonshire. En 1691 il est conféré comme prédicateur à St. Mary Hill, à Londres. Peu après son mariage il s'établit à Highgate, où il suppléa la chaire du révérend M. Daniel Lathom, à la mort duquel, en juin 1695, il devint pasteur de la chapelle. Il avait peu avant été nommé un des six chapelains prêchants de la princesse Anne de Danemark à Whitehall et St. James's, charge qu'il continua d'exercer après son avènement et en partie sous le règne de George I. Pour aider les pauvres de sa paroisse, il étudia la médecine ; et après avoir acquis une habileté considérable, exerça gratuitement parmi ses pauvres voisins. En 1707 la reine le présenta à la cure de Shepperton, dans le Middlesex, et en mars 1719 le évêque de Londres le colla à la cure de Hornsey. En 1720, sur le bruit de la mort du Dr. Sprat, archidiacre de Rochester, il demanda à son frère de le succéder. L'évêque donnant à son frère quelques raisons pour lui montrer pourquoi il trouvait imprudent de le faire archidiacre sous lui, le docteur répondit en rappelant des exemples historiques en faveur d'une telle nomination. Le 20 mai 1720, l'évêque donna l'archidiaconat à Dr. Brydges, frère du duc de Chandos, après avoir écrit au docteur qu'il espérait qu'il était convaincu qu'on n'aurait rien pu faire de plus imprudent que de le placer immédiatement sous lui. Le docteur répondit avec résignation. Dr. Atterbury mourut à Bath le 20 oct. 1731. Il publia Twelve Sermons (Lond. 1720, 8vo) ; — Ten Sermons (Lond. 1699, 8vo) ; — Select Sermons, édités par Yardley, avec une vie du Dr. Atterbury (2 vols. 8vo, 1745) ; — Letters on the Council of Trent ; et plusieurs traductions du français. Dans son testament il légua quelques livres aux bibliothèques de Bedford et Newport, et sa collection entière de pamphlets, montant à plus de deux cents volumes, à la bibliothèque du Christ Church, Oxford. Il grava sur sa succession le paiement perpétuel de dix livres annuelles à une institutrice pour instruire des filles à Newport‑Pagnel, salaire qu'il avait lui‑même versé pendant de nombreuses années. Il fit quelques legs à des amis, et laissa une somme respectueuse de cent livres à son « cher frère, en témoignage de sa véritable estime et affection », selon les mots du testament, et fit de Osborn, fils de l'évêque (après sa petite‑fille qui ne survécut pas longtemps), l'héritier de toute sa fortune. — New General Biog. Dictionary, I, 377 ; Biographica Britannica, vol. I.
