Définition dans McClintock & Strong
John Lightfoot (1602–?)
Lightfoot, John
Lightfoot, John (1), D.D., un célèbre divin anglais et hébraïsant, naquit à Stoke‑upon‑Trent en 1602. Il fut d'abord instruit dans une école de grammaire à Morton Green, dans le Cheshire, puis à Cambridge. Il se distingua, à Cambridge et par la suite, par son éloquence et sa maîtrise du latin et du grec. Ayant quitté l'université, il devint assistant à la célèbre école de Repton, dans le Derbyshire. Quelque temps après il entra dans les ordres et se fixa à Norton‑under‑Hales, dans le Shropshire, où il commença l'étude de l'hébreu, qui mûrit en une connaissance familière et accomplie de toute la littérature biblique et rabbinique. En 1627 il accepta la cure de Stone, dans le Staffordshire. Deux ans plus tard il se transféra à Hornsey, afin d'être près de la bibliothèque de Sion College, et accepta plus tard la cure d'Ashford, dans le Staffordshire. Il resta là pendant les années turbulentes qui conduisirent à la mort de Charles I, à l'établissement du Commonwealth et à la subversion temporaire de l'Église d'Angleterre. Pendant la guerre civile il s'associa aux presbytériens, et devint membre de l'Assemblée des docteurs de Westminster, où il fit preuve d'un grand courage et d'une grande érudition en s'opposant à plusieurs des doctrines que les docteurs cherchaient à établir. À Londres il fut ministre de St. Bartholomew's. En 1653 le Parlement le présenta à la cure de Great Munden, dans le Hertfordshire. En 1655 il entra en fonction comme vice‑chancelier de Cambridge, ayant pris le grade de docteur en théologie en 1652. La cure de Great Munden avait été donnée à Dr. Lightfoot par le Parlement, et, à la restauration de Charles II, elle fut attribuée à une autre personne. Par l'influence de Sheldon, alors évêque de Londres, Lightfoot fut néanmoins réintégré dans son bénéfice, ainsi que confirmé dans la direction de Catharine Hall, qu'il avait offert de démissionner, après s'être conformé aux termes de l'Acte d'Uniformité. Par l'influence de Sir Orlando Bridgeman il fut nommé à une prébende dans la cathédrale d'Ely, où il mourut paisiblement le 6 décembre 1675. «Lightfoot fut un hébraïsant très savant pour son temps, mais il n'était pas exempt des singularités non scientifiques de l'époque, soutenant, par exemple, l'inspiration des points voyelles, etc. Il a rendu un grand service à la théologie en signalant et en insistant sur la étroite connexion entre les écrits talmudiques et midrashiques et le Nouveau Testament, qui, dans une certaine mesure, ne peut être compris que par des illustrations tirées de la littérature religieuse antérieure et contemporaine» (Chambers). Son objectif initial fut «de produire une grande et parfaite œuvre — une harmonie des quatre évangiles, avec un commentaire et des prolégomènes. Mais la faible probabilité qu'il pût publier d'emblée une œuvre aussi vaste le détermina à donner au public, de temps à autre, le résultat de ses travaux en traités séparés.» La matière de ces traités se classe sous les rubriques générales de chronologie, chorographie, investigation des textes et des versions originaux, examen des commentaires et paraphrases rabbiniques (Kitto). Les œuvres de Lightfoot sont : Erubhin, or Miscellanies, Christian, and Judaical (1629) ; A few and new Observations upon the Book of Genesis (1642) ; A Handful of Gleanings out of the Book of Exodus (1643) ; The Harmony of the four Evangelists among themselves and with the O.T. (1644) ; A Commentary upon the Acts of the Apostles, 1st part (1645) ; The Harmony, 2d part (s.d.) ; The Temple Service in the Days of our Savior (1649) ; The Harmony, 3d part (1649) ; The Temple (1650) ; Horae Hebraicae et Talmudicae (1658) ; Horae, etc., upon the Gospel of St. Mark (1661; nouv. éd. par le rév. R. Gandell, Oxf. 1859, 4 vol., 8vo) ; Jewish and Talmudical Exercitations upon St. Luke ; Jewish, etc., upon St. John ; Horae Hebraicae, etc., Acts of the Apostles ; Horae, etc., upon the first Epistle to the Corinthians. Dans les dernières années de sa vie, il apporta l'assistance la plus précieuse aux auteurs de la Polyglotte de Walton, du Heptaglot Lexicon de Castell et de la Synopsis Criticorum de Pool. Ses œuvres furent publiées en entier : (1) avec une préface de Dr. Bright et une vie par l'éditeur John Strype, Londres 1684 (2 vol., fol.) ; (2) Amsterdam 1686 (2 vol., fol.) ; (3) Utrecht, par John Leusden, 1699 (3 vol., fol.) ; et (4) par Pitman, Londres, de 1822‑25 (13 vol., 8vo), qui est la meilleure édition et contient une biographie fort élaborée de Lightfoot. Dr. Adam Clarke dit : «En critique biblique je considère Lightfoot comme le premier de tous les écrivains anglais ; et par cela j'entends son érudition, son jugement et son utilité.» Voir, outre les biographies reliées aux diverses collections de ses ouvrages, Brevis Descriptio Vitae J. Lightfoot (1699) ; Kitto, Cyclop. Bib. Lit. t. 2, s.v. ; Herzog, Real‑Encyklopädie, t. 8, s.v.
