Définition dans McClintock & Strong

John Lasitius

Lasitius, John

Lasitius, John, écrivain ecclésiastique protestant polonais notable, souvent jadis confondu avec le célèbre John a Lasco, fleurit dans la seconde moitié du XVIe siècle. Il naquit d'une famille noble vers 1534, et, comme le voulait l'usage de son temps, fut envoyé jeune à l'étranger pour étudier dans les écoles supérieures de Bâle, Berne, Genève et Strasbourg. Après l'université il enseigna quelque temps dans la maison d'une des plus célèbres familles nobles de Pologne, auprès de John Krotowsky, ardent partisan des Frères moraves. D'un tempérament vagabond et très porté aux études, il reprit bientôt sa marche et parcourut presque toute l'Europe, s'arrêtant généralement dans quelque lieu réputé pour son université. On le retrouve d'abord à Paris, puis à Bâle, ensuite à Genève, Heidelberg, etc., jusqu'en 1567, où il reparut à Paris et soutint une disputation sur la Trinité avec le théologien romain Genebrard (Chronolog. lib. 4, a.a. 1582, p. 786). Après 1575 Lasitius semble s'être fixé en Pologne, mais même après cette date il voyagea souvent, non pour son plaisir, mais dans l'intérêt de l'État et de l'Église. Il devint tôt admirateur des Moraves et est, pour beaucoup (par ex. Gieseler, Kirchengesch. 2:4, p. 460), supposé avoir adhéré à leur communion; mais quelle que soit son adhésion, il est certain que Lasitius favorisa vivement les Moraves et qu'il travaillait à une histoire d'eux. Il fut l'un des plus énergiques et infatigables artisans polonais de l'union de tous ses frères protestants en un lien commun, et en 1570 vit enfin ses efforts couronnés de succès au synode de Sandomir. VOIR POLOGNE. Il mourut le 12 juillet 1599. Son histoire des Moraves, Lasitius la remania après l'union des Protestants, mais elle ne parut jamais complète. En 1649 Amos Comenius publia un aperçu du plus grand ouvrage sous le titre Johannis Lasitii, nobilis Poloni, historiae de origine et rebus gestis Fratrum Bohemicorum liber octavus, qui est de moribus et institutis eorum. Ob praesentem rerum statum seorsim editus. Adduntur tamen reliquorum vii librorum argumenta et particularia quaedam excerpta (1649, 8vo; Amst. 1660, 8vo). Pour des critiques de cet ouvrage, voir Gindely, Gesch. d. bohmischen Brüder, 2:90; Wagenmann, dans Herzog, Real-Encyklopadie, 19:776. Ses autres ouvrages sont: Clades Dantiscanorum (Francf. 1578, 8vo); — Historia de ingressu Polonorum in Walachiam anno 1572 (Frankf. 1578, 8vo); — De Russorum et Moscovitarum et Tartarorum religione, etc. (Speier, 1582, 8vo); — De Diis Samogitarum ceterorumque Sarmatarum et falsorum Christianorum, item de religione Armeniorum et de initio regiminis Stephani Bathorii opuscula (Bâle, 1615, 4to); — Pro Volano et puriore religione defensoribusque ejus adversus Antonium Possevinum S.J. scriptum apologeticum (Wilna, 1584, 4to). Voir Lukaszewicz, Gesch. d. reform. Kirchen in Litthauen, 2:182 s.; Gindely, Geschichte d. bohmischen Bruder, 2:90; et par le même auteur, Quellen zur Geschichte d. bohmisch. Bruder, in Fontes rerum Austriacarum (Vienne, 1859), p. 379; Dieckhoff, Gesch. d. Waldenser im Mittelalter, pp. 172, 357; Regenvolscius (Wengerski), Hist. eccl. Slavon. 3:452; Bayle, Hist. Dict. s.v.; Jicher, Gelehrten Lex. 2:2283; et surtout l'excellent article de Wagenmann dans Herzog, Real-Encyklop. 19:770-777. (J.H.W.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.