Définition dans McClintock & Strong

Johann Emmanuel Veith

Veith, Johann Emmanuel

Veith, Johann Emmanuel, un théologien catholique romain, naquit de parents juifs le 10 juillet 1787 à Kuttenplan, en Bohême. Il étudia la médecine à Prague, et continua ses études à Vienne, où, en 1810, il embrassa le christianisme. En qualité de médecin il occupa les plus hautes fonctions civiles et militaires, qu'il échangea bientôt pour l'étude de la théologie. Le professeur savant de médecine devint étudiant en théologie, et en 1820 il entra dans l'Ordre des Rédemptoristes, et reçut les ordres sacrés en 1821. Il commença alors à prêcher, et son église fut remplie d'auditeurs avides. Mais l'homme libéral, au grand esprit indépendant et à l'humour spirituel, ne s'accordait pas tout à fait avec l'ordre strict, et en 1831 il fut nommé prédicateur de Saint-Étienne. Là il attira toutes les classes de la société et exerça une grande influence. Il était remarquable de voir comment Veith, dont l'apparence extérieure était la moins attrayante, influençait toutes les classes de la société viennoise, des plus hautes aux plus basses. En 1845 des infirmités corporelles le forcèrent à se retirer de sa haute position, et en 1847 le cardinal-prince Schwarzenberg le fit doyen honoraire de sa cathédrale à Prague. En 1848 l'université de Vienne le gratifia du doctorat en théologie. Il mourut le 5 nov. 1876. Outre quelques ouvrages de médecine, Veith publia de nombreux ouvrages homilétiques et ascétiques, tels que Die heiligen Berge (Vienne, 1833-35, 2 vols.) ; — Die Erweckung des Lazarus (ibid. 1842) ; — Lebensbilder aus der Passionsgeschichte (ibid. 1830) ; — Der verlorene Sohn (ibid. 1838) ; — Das Vater Unser (3e éd. ibid. 1842) ; — Homiletische Vorträge für Sonn- und Festtage (2e éd. 1835-37, 3 vols.) ; — Weltleben und Christenthum (ibid. 1851) ; — Die Worte der Feinde Christi (ibid. 1829, etc.). Voir Rosenthal, Convertitenbilder, 1, 217 sq. (Schaffhausen, 1871) ; Brahl, Gesch. d. kathol. Literatur Deutschlands, p. 410 ; Literarischer Handweiser für das kathol. Deutschland, 1876, p. 532 sq. ; Delitzsch, Saat auf Hoffnung, 1877, p. 25 sq. (B. P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.