Définition dans McClintock & Strong
Jean Nider
Nider, Nieder, or Nyder, John
Nider, Nieder, ou Nyder, John, théologien catholique romain allemand distingué, naquit vers la fin du XIVe siècle. Il entra chez les Dominicains à Colmar en 1400, puis étudia la philosophie et la théologie à Vienne, en Autriche, et fut ordonné à Cologne. Il retourna ensuite à Vienne et devint prieur des couvents dominicains de Nuremberg et de Bâle. En 1428 il accompagna le général des Dominicains dans un tour en Franconie, et attira par ses prédications une telle attention qu'il fut envoyé comme délégué au concile de Bâle en 1431, où il fut l'un des théologiens les plus distingués. Nommé par cette assemblée pour convertir les hussites, il entreprit d'abord cette tâche par douceur et persuasion : il leur écrivit des lettres pleines d'encouragement et de bon conseil, alla les voir lui-même à Egra, et les incita à présenter leurs plaintes au concile. Les conférences ouvertes avec les représentants de Bohême ne menèrent cependant à aucun résultat. Mais, dans une seconde mission à laquelle Nider prit part avec dix autres nuncii, il ne montra plus la même modération. Il fut l'un des chefs ecclésiastiques de la croisade qui dévasta la Bohême, brûlant villes et villages, ravageant le pays et massacrant des milliers de personnes. De retour à Bâle il rompit les liens avec le concile et refusa même d'avoir davantage affaire avec lui. Nider mourut en 1438, selon Cave, et en 1440 selon Echard. Parmi ses nombreux ouvrages, on note : Praeceptorium divine legi., seu de decem praeceptis (Cologne, 1472, fol. ; Strasb. 1476 ; Paris, 1507, 1515, etc.) ; — Manuale confessorum (Paris, 1473, fol. ; 1489, 1513, 4to) ; — Tractatus de lepra morali (Paris, 1473, fol. ; 1489, 4to ; 1514, 8vo) ; — Contra perfidos Judceos (Essling, 1475, fol.) ; — Consolatorium timoratae conscientiae (Paris, 1478, 4to ; Rome, 1604, 8vo) ; — Aurei sermones totius anni (Spire, 1479, fol.) ; — Alphabetum divini amoris (Alost, 1487, 8vo ; Paris, 1515, 1526, 4to) ; ce travail fut quelquefois attribué à tort à Gerson ; — Sermones (Strasb. 1489, fol.) ; — Dispositorium moriendi (sans date ni lieu, 4to) ; — De modo bene vivendi (Paris, 1494, 16mo) ; — De reformatione religiosorum (ibid. 1512, 12mo) ; — De contractibus mercatorum (ibid. 1514, 8vo) ; — Formicarium, seu Dialogus ad vitam Christianam exemplo conditionum formicce incitativus (Strasb. 1517, 4to ; Paris, 1519, 4to ; Douai, 1602, 8vo, etc.) : l'auteur confesse que tout ce qu'il dit des sorciers et de la magie dans le Formicarium il l'avait appris d'un juge de Berne et d'un moine bénédictin. Lenfant considère Nider comme l'auteur de De visionibus et revelationibus (Strasb. 1517). Voir Bzovius, Annales eccles.; Echard et Quetif, Bibl. Scriptor. ord. Pradicat. 1:792; Touron, Hist. des hommes ill. de l'ordre de St. Dominique; Dupin, Bibl. des auteurs ecclés. X Ve siècle; Lenfant, Hist. du concile de Constance, lib. v; Quicherat, Proces de Jeanne d'Arc, 4:502; Wessenberg, Gesch. der Kirchenversammlungen, 2:100, 507; Neander, Church History v. 381. (J. N. P.)
