Définition dans McClintock & Strong
Jean-Luc d'Achery
Achery, Jean Luc D
Achery, Jean Luc D'
un bénédictin érudit, de la congrégation de Saint-Maur, né à Saint-Quentin, en Picardie, en 1609. Dès son plus jeune âge il entra dans l'ordre de saint Benoît, se consacra aux études, et toute sa vie ultérieure se passa dans une complète abstraction du monde. Il mourut à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, le 29 avril 1685. Aux travaux de cet homme instruit nous devons la publication de nombreux manuscrits qui, sans lui, seraient probablement encore restés enfouis dans les bibliothèques. Ses principaux ouvrages publiés sont les suivants :
1. S. Barnaboe Epistola Groece et Latine, Hugonis Menardi notis illustrata (Paris, 1645) ;
2. Lanfranci Cantuar. Episcopi Opera, together with Chronicon Beccense; B. Helluini et 4 priorum Beccensiuin Abbatum; S. Augustini Anglorum Apostoli vita; duo de Eucharistia Tractatus Hugonis Lincolnensis Epis. et Durandi abbat. Troarnensis, adversus Berengarium (Paris, 1648, fol.) ;
3. Indiculus Asceticorum, etc. (Paris, 1671, 4to, 2e éd.) ;
4. Acta Sanctorum ordinis S. Benedicti in seculorum classes distributa. Bien que D'Achery eût fait les recueils nécessaires pour cette œuvre, elle fut publiée avec notes et observations par Mabillon, après sa mort, à diverses époques [ VOIR ACTA SANCTORUM ] ;
5. Veterum aliquot Scriptorum qui in Gallioe Bibliothecis delituerant, maxime Benedictinorum, Spicilegium. Publié à Paris, à différentes époques, de 1655 à 1677, par divers imprimeurs, en 13 vol. 4to. Une nouvelle et meilleure édition fut publiée par M. de la Barre, à Paris, en 1723, 3 vol. fol., sous ce titre : Spicilegium, sive Collectio veterum aliquot Scriptorum qui in Gallice Bibliothecis delituerant, olim editum opera et studio D. Lucae d'Achery, etc., éd. Baluze, Martene, et de la Barre. Cette collection renferme un grand nombre d'ouvrages d'auteurs divers, Actes et Canons de Conciles, Histoires, Chroniques, Vies de Saints, Lettres, Poèmes et Documents qui n'avaient pas paru auparavant. Les services rendus par l'industrie infatigable de d'Achery ont été si grands pour les savants postérieurs, que presque chacun de ceux qui se sont occupés des antiquités de l'histoire médiévale et moderne de l'Europe a été obligé de reconnaître la dette qu'il contracte envers lui.
