Définition dans McClintock & Strong

Jean de Goch (John Pupper)

Goch John of

Goch John of, plus correctement John Pupper, naquit dans la petite ville de Goch au commencement du XVe siècle. Mécontent de l'Église de Rome, il souhaitait, comme quelques autres de son temps, une réforme, et insistait pour l'usage libre des Écritures. Il n'existe pas d'histoire précise de sa vie ; on sait seulement qu'il établit un ordre de religieuses à Malines en 1451, tenta d'introduire la réforme dans les couvents de ce lieu, et fut pendant vingt‑quatre ans confesseur des diaconesses à Thalsor. Il mourut le 28 mars 1475. C'était un homme de grande piété, et, quoique moins vigoureux que son ami Wessel, il fut un meilleur théologien que Thomas à Kempis. Ses principaux ouvrages sont De liberitate christian. édité par Corn. Grapheus (Anvers, 1521), et Dialogus de quatuor erroribus circa lectiones evangelicas exortis, dans Walch's Monumenta medii aevi. Les écrits de Goch contiennent de nombreuses idées réformatrices. Il exigeait que la Bible fût principalement expliquée par elle‑même, mettait un grand accent sur l'amour, la piété vivante et surtout la liberté évangélique. Comme obstacle à cette dernière il considérait la dignité épiscopale, avec son élévation hiérarchique au‑dessus du presbytéral, qu'il jugeait être le plus haut dans l'Église. Un excellent tableau de Goch et de ses rapports à la théologie et à la réforme ecclésiastique est donné par Ullmann, Reformers before the Reformation, 1:17‑157 ; Herzog, Real‑Encyklopädie 5:220 sq.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.