Définition dans McClintock & Strong
Ivresse
Drunkenness
Drunkenness Des réprobations de ce vice se trouvent tant dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament. Saint Paul inclut expressément les ivrognes parmi ceux qui n'hériteront pas du royaume des cieux. Ce vice devint particulièrement effronté à Rome vers l'époque de l'ère chrétienne. Les nations environnantes aussi étaient porteuses d'ivrognerie. Les habitudes d'ivrognerie étaient des présomptions contre une personne accusée devant les tribunaux ecclésiastiques. Néanmoins, le vice prospérait parmi les chrétiens. Jérôme met en garde les prêtres de ne jamais sentir le vin. Les beuveries et l'ivrognerie étaient jugées tolérables dans la commémoration des martyrs. La première législation ecclésiastique distincte contre l'ivrognerie paraît dans les canons du concile de Tours. L'Occident cependant semble avoir été le principal foyer de la gourmandise et de l'ivrognerie. Un canon du concile d'Autun, 670 apr. J.-C., statuait qu'aucun prêtre gourmand ou ivrogne ne devait toucher le sacrement ni dire la messe sous peine de perdre sa dignité. Le concile de Berkhamstead déclara que si un prêtre est si ivre qu'il ne peut remplir son office, il doit être déposé par l'évêque. À propos de l'ivrognerie dans l'Église en Bretagne, Boniface dit : «On rapporte aussi dans vos paroisses que l'ivrognerie est un mal trop commun, si bien que non seulement les évêques ne l'interdisent pas, mais eux-mêmes, en buvant trop, deviennent ivres, et obligent d'autres à le faire, leur offrant de plus grandes outres.» Dans la période carolingienne des peines civiles ou des incapacités commencèrent à être infligées pour ivrognerie. VOIR TEMPÉRANCE.
