Définition dans McClintock & Strong
Henry Alford
Alford, Henry Dd
Alford, Henry, D.D., prélat, prédicateur, poète et commentateur anglais, naquit à Londres le 7 octobre 1810. Son père était un ecclésiastique du parti évangélique de l'Église d'Angleterre. Henry était enfant unique, remarquablement précoce et studieux. Après avoir quitté l'école d'Ilminster, il fut élève privé du remarquable M. Bickersteth, d'Acton, dans le Suffolk, où, en plus d'une solide formation intellectuelle, il reçut une instruction rigoureuse dans les principes de la religion évangélique. D'Acton il alla à Cambridge et entra au Trinity College, où son cursus fut d'une haute distinction. En 1835 M. Alford obtint la présentation à la petite vicarie de Wymeswold, dans le Worcestershire. Lorsqu'il prit en charge la paroisse, elle était dans un état déplorable de désordre et de négligence ; mais par l'industrie infatigable du nouveau vicaire, l'église fut rénovée et les besoins spirituels du peuple furent desservis avec une fidélité inlassable. Outre son œuvre pastorale, il se livra à l'enseignement et à des activités littéraires. Un de ses élèves qu'il avait préparé pour Cambridge entra dans l'Église romaine, et on l'accusa de négligence coupable pour n'avoir pas contrebalancé ses tendances romaines. Cet incident causa tant d'embarras que M. Alford chercha un nouveau champ d'activité ; et par l'amitié du rév. J. H. Gurney, la Quebec Chapel, à Londres, devint le lieu de son ministère (1853). Ce poste lui convenait singulièrement, et lui donna l'occasion de faire pleinement la preuve de son ministère. Mais bientôt sa réputation d'érudit et de prédicateur lui valut la dignité de doyen de Cantorbéry (1857). Dans cette position il était en son élément ; il y trouva tout ce qui pouvait plaire à l'œil, réjouir l'oreille et fasciner une âme particulièrement ouverte aux jouissances esthétiques. Un halo de poésie et de romance enveloppait même les associations historiques du monument et de la cité, ce qui convenait parfaitement au tempérament du nouveau doyen. Il devint B.A. en 1832, M.A. en 1835 et B.D. en 1849. Il mourut le 12 janvier 1871. Les œuvres poétiques du doyen Alford sont : Poems and Poetical Fragments (Camb. 1831) : — The School of the Heart, and Other Poems (1835, 2 vols.) : — Abbot of Muchelnaye, and Other Poems (12mo) : — Chapters on the Poets of Ancient Greece (1841, 8vo) : — Psalms and Hymns Adapted to the Sundays and Holydays throughout the Year (Lond. 1844), auxquelles sont ajoutés quelques hymnes occasionnels : — Poetical Works (2 vols. 12mo) : — Select Poetical Works (Boston, 1853, 12mo, 424 p.). Parmi ses nombreux hymnes que l'on trouve dans divers recueilshymnaux, il y a aussi une traduction du fameux Dies Iræ ("jour de colère, jour redoutable"). Dans la littérature religieuse générale, outre ses contributions au Contemporary Review, le doyen Alford écrivit, The Consistency of the Divine Conduct in Revealing the Doctrines of Redemption (Camb. 1842 ; pt. 2, 1843), étant les Hulsean Lectures pour 1841 ; auxquelles sont ajoutés deux sermons prêchés devant l'université de Cambridge : Sermons (8vo) : — Sermons at Quebec Chapel (2 vols. 8vo) : — Village Sermons (12mo) : — The State of the Blessed Dead (1870) : — The Coming of the Bridegroom (idem) : — Eastertide Sermons (1866) : — Advent Sermons (1872) : — The Sons of God; the Known and the Unknown (1875) : — Truth and Trust (1871) : — Fireside Homilies (édités par sa veuve, 1875) : — Meditations in Advent (1865) : — The Year of Prayer (1867) : — Life, Journal, and Letters (éd. par sa veuve, Philadelphie, 1873). Ses travaux exégétiques sont les suivants : en 1849 il publia le premier volume de The Greek Testament, with a Critically Revised Text, a Digest of Various Readings, etc., and a Critical and Exegetical Commentary, et l'ensemble fut achevé en 1861 ; depuis cette époque il a paru en diverses éditions : — HOW to Study the New Testament (Lond. 1865-69, 3 vols.) : — The New Testament for English Readers, Containing the Version Autorisée King James with Marginal Corrections of Readings and Renderings, etc. (1868, 4 vols.) : — The New Testament of our Lord and Saviour Yehoshoua Mashiah (Jésus-Christ), after the Version Autorisée King James; Newly Compared with the Original Greek and Revised (1870) : — The Book of Genesis and Part of the Book of Exodus (une version révisée, etc., 1872). Voir (Lond.) Christian Observer, mai 1873, p. 337 ; Allibone, Dict. of Brit. and Amer. Authors, s.v.
