Définition dans McClintock & Strong
George Grimston Cookman
Cookman George Grimston
Cookman George Grimston, l'un des plus distingués prédicateurs méthodistes, naquit le 21 oct. 1800 à Kingston-upon-Hull, en Angleterre. Son père, homme de richesse et de position, était prédicateur local wesleyen, et donna à ses enfants une éducation religieuse et académique soignée. Dans sa jeunesse Cookman fit déjà montre de dons d'orateur par des discours aux anniversaires d'école du dimanche, etc., qui excitèrent un intérêt extraordinaire. Vers vingt et un ans il visita l'Amérique pour affaires paternelles, et à Schenectady (N.Y.) il commença ses fonctions comme prédicateur local. En 1821 il rentra à Hull et entra dans les affaires avec son père, exerçant en même temps ses talents avec zèle dans le ministère local wesleyen. Il resta dans la firme paternelle pendant quatre ans, mais, ayant l'esprit inquiet, décida finalement d'entrer dans le ministère en Amérique, et prit passage pour Philadelphie en 1825. Après avoir servi quelques mois dans cette ville comme prédicateur local, il fut reçu dans la Philadelphia Conference en 1826. Il demeura ensuite dans le rang itinérant sans interruption, travaillant avec une énergie indomptable, et augmentant constamment en aptitude et en succès, dans diverses parties de Pennsylvanie, New Jersey, Maryland et District de Columbia.
M. Cookman était mince mais robuste, capable d'une grande endurance. Ses bras étaient longs, ce qui donnait une particularité frappante à ses gestes. Dans l'acte de parler en public, chaque nerf et muscle de sa silhouette souple semblait animé par l'excitation de son sujet. En 1838-39 il fut aumônier du Congrès américain, et la Chambre des Représentants à Washington n'entendit jamais des accents plus éloquents que durant son aumônerie. Plusieurs de ses auditeurs distingués, tant au Congrès que dans le département exécutif du gouvernement, furent réveillés à un intérêt personnel pour la religion par ses puissantes exhortations. L'imagination était la faculté mentale dominante de M. Cookman. On peut difficilement douter que, s'il s'était consacré à la production d'une œuvre dans ce domaine rare et difficile de la littérature, il aurait pu devenir un digne disciple du glorieux vieux rêveur de Bedford Jail. Le 11 mars 1841 il embarqua sur le malheureux vapeur President pour une visite en Angleterre, et ne fut plus jamais revu. Peu de ses sermons et discours furent publiés. Un petit volume de Speeches (N.Y. 1841, 18mo) contient ceux-ci et d'autres. On trouve quelque compte de lui par le Dr H. B. Ridgaway, dans sa Life of the Rev. Alfred Cookman, the son (N.Y. 1873). — National Magazine, août 1855; Methodist Quart. Review, juillet 1852; Sprague, Annals, 7:711.
