Définition dans McClintock & Strong
François Alard
Alard, Francois
Alard, François, théologien flamand, né d'une noble famille à Bruxelles au commencement du XVIe siècle. Son père, Guillaume Alard de Centier, zélé converti au catholicisme, l'obligea à entrer dans l'Ordre des Frères Prêcheurs. Pendant qu'il était employé comme prédicateur par eux, un marchand de Hambourg lui procura en secret les œuvres de Luther, et l'aida à s'évader du couvent. Il étudia alors la divinité à Iéna et Wittenberg, mais, privé par la mort de son ami de son secours, il se hasarda de retourner à Bruxelles et de demander l'aide de son père. Sa mère le dénonça à l'Inquisition ; et, à son refus de retourner à l'Église, elle offrit même de fournir le bois pour le brûler. Il fut condamné à mort et conduit en prison, d'où il parvint à s'évader, et, atteint Oldenbourg, devint aumônier du prince. Apprenant qu'on accordait la liberté religieuse à Anvers, et que son père venait le voir, il le persuada de renoncer au catholicisme. Lorsque sa vie ne fut plus en sûreté dans les Pays-Bas, Christian IV lui donna la cure de Wilster, en Holstein, où il mourut le 10 juillet 1578. Ses œuvres, écrites en flamand ou en allemand, consistent en : La Confession d'Anvers : — Exhortation des Ministres d'Anvers : — Agenda, ou Discipline d'Anvers : — Catéchisme : — Traité sur le péché originel. Voir Chalmers, Biog. Dict. s.v. ; Hoefer, Nouv. Biog. Générale, s.v.
