Définition dans McClintock & Strong

Embuscade et guet‑apens

Ambuscade and Ambush

Ambuscade and Ambush (hébreu אָרִב, arab', se cacher pour prendre au guet), en phraséologie militaire, sont des termes employés indistinctement, bien qu'il soit entendu que le premier s'applique plus proprement à l'acte, et le second au lieu d'une stratagème qui consiste principalement en la dissimulation d'une armée, ou d'une détachement, où l'ennemi, s'il s'aventure, dans l'ignorance de la mesure, à entrer dans le champ de ses actions, est pris soudainement au désavantage et susceptible d'être complètement défait. Les principes qui doivent guider les concepteurs d'une embuscade ont été à peu près les mêmes en tous âges ; comprenant la dissimulation aux yeux de l'ennemi de façon à ne créer aucun soupçon ; une position d'avantage au cas où l'on serait attaqué par des forces supérieures ; et la possession des moyens de retraite, ainsi que de sortie pour attaquer sans entrave, quand le moment opportun est arrivé. L'exemple de Josué lors de la prise d'Aï (Josué 8) montre que l'art fut pratiqué chez les Juifs selon les meilleurs principes possibles. L'échec d'une première tentative produisait à coup sûr une confiance accrue chez les assiégés, qui, étant des habitants armés mais non disciplinés d'un lieu fortifié, n'étaient guère sous le contrôle d'une grande prudence. Josué, campant en vue, mais avec une vallée interposée, lorsqu'il vint faire une attaque feinte, parut nécessairement désavantagé, l'ennemi étant au-dessus de lui, et sa retraite vers son propre camp rendue difficile parce qu'elle était également au-dessus de lui de l'autre côté, les deux versants étant sans doute très escarpés, comme c'est en général dans les collines de cette région. Ses hommes s'enfuirent donc, comme ordonné, non vers le nord, où se trouvait le camp, mais vers l'est, vers la plaine et le désert ; tandis que dans les collines, non derrière, mais du côté ouest, se trouvait l'embuscade, en force suffisante pour vaincre l'ennemi. Ce détachement d'Israélites n'avait donc pas la route défavorable à prendre derrière la ville, mouvement qui eût été vu des murailles et aurait donné le temps de fermer les portes, sinon d'avertir les citoyens ; mais, montant des collines boisées, il avait la plus courte distance à parcourir pour descendre directement jusqu'à la porte ; et, si un accident avait causé l'échec de l'armée de Josué, le détachement ne pouvait être intercepté avant d'avoir rejoint le camp du corps principal ; tandis que les citoyens d'Aï, descendant en poursuivant, avaient peu de chance de remonter aux portes à temps, ou d'être en état de faire une sortie efficace (voir Stanley, Sinai and Palest. p. 198). Dans la tentative de surprendre Sichem (Juges 9:30 sqq.) l'opération, pour autant qu'elle fut une manœuvre militaire, fut maladroitement préparée, bien qu'ultérieurement couronnée de succès en conséquence de l'esprit de parti à l'intérieur et de l'intelligence qu'Abimélech (q.v.) entretenait dans la forteresse. SEE WAR.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.