Définition dans McClintock & Strong

David Blondel

Blondel, David

Blondel, David un des théologiens les plus érudits d'un siècle érudit, naquit à Châlons-sur-Marne en 1591, et devint ministre parmi les protestants français en 1614. En 1619 il publia son Modeste declaration de la sincerité et vie des eglises reformes (8vo). En 1631 il fut nommé professeur à Saumur. Le synode de Charenton en 1645 le fixa à Paris avec une pension de 1000 livres, afin qu'il eût moyen et loisir d'écrire pour la cause protestante. En 1650 il fut invité à Amsterdam pour succéder à Vossius dans la chaire d'histoire, et là il attrapa un rhume aux yeux qui le prive de la vue pour le restant de ses jours. Il mourut le 6 avr. 1655. Ses écrits, tant polémiques qu'historiques, conservent une grande valeur pour le protestantisme. Parmi eux:

1. Familier éclaircissement, etc.; un traité sur la question débattue de l'existence de «Pope Joan», qu'il résout négativement (Amsterdam, 1647, 1649, 8vo);

2. Pseudo-Tsidorus et Turrianus vapulantes; pour prouver la falsité des décrétales attribuées aux anciens papes (Genève, 1628, 4to);

3. Apologia pro sententia Hieronymi de episcopis et presbyteris; une défense habile du presbytérianisme (Amsterdam, 1646);

4. De la primauté dans l'Église (1641); contre le Cardinal Duperron, peut-être la plus grande de ses œuvres;

5. A Treatise of the Sibyls, traduit (Lond. fol. 1661). Une liste complète est donnée par Niceron, 8:48; voir aussi Haag, La France Protestante, ii, 306.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.