Définition dans McClintock & Strong

Curé (curate)

Curate

Curate littéralement celui qui a la cure (Lat. cura, soin) des âmes, en ce sens employé dans le Livre de prières de l'Église d'Angleterre, «all bishops and curates». Dans l'Église de Rome il fut à l'origine réservé aux assistants et vicaires nommés par les évêques. Il est aujourd'hui généralement employé pour désigner le degré le plus humble des ministres dans l'Église d'Angleterre. Un curate, en ce sens, est un ministre employé par l'incumbent d'une église (recteur ou vicaire), soit comme son assistant dans la même église, soit dans une chapelle de secours au sein de la paroisse dépendant de l'église mère. Il doit être licencié et admis par l'évêque du diocèse, ou par un ordinaire ayant juridiction épiscopale, qui fixe ordinairement aussi sa rétribution. Tout curate qui n'a pas de bien fixe attaché à sa cure, n'étant ni institué ni introduit, peut être déplacé à volonté par l'évêque ou l'incumbent. Mais il existe des curés perpétuels ainsi que temporaires, nommés là où les dîmes sont impropres et où aucune vicarie n'a jamais été dotée : ceux-ci ne sont pas révocables, et les impropriateurs sont obligés de les entretenir. En général, les salaires des curés, certainement les plus assidûment surchargés et non les moins dévoués du clergé anglais, sont honteusement faibles, et une réforme en la matière est urgemment nécessaire. «Cette vaste classe d'hommes est absolument à la disposition des évêques; ils n'ont aucune sécurité, aucun droit, aucun pouvoir; l'opinion publique peut les protéger dans une certaine mesure, mais tout évêque qui choisirait de défier l'opinion publique serait absolu sur toute la classe.» — Church of England Quarterly Review, avril 1855, p. 25; Chambers, Encyclop. s.v.; Hook, Church Dictionary, s.v.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.