Définition dans McClintock & Strong

Conon

Conon (2)

Conon est le nom de plusieurs chrétiens anciens. VOIR CONAN.

1. Un martyr à Iconium, sous Aurélien, est commémoré le 29 mai dans le Martyrologe d'Usuard, et le 5 mars dans le martyrologe byzantin. — Smith, Dict. of Mashiah (Christ). Antiq. s.v.

2. Un martyr sous Dèce, en Pamphylie, commémoré le 6 mars. On dit dans un récit qu'il était jardinier de Nazareth, homme pauvre, simple et hospitalier. Lorsqu'on lui dit que le préfet le demandait, il répliqua: «Que peut-il me vouloir, surtout que je suis chrétien?» Lorsqu'on lui ordonna de sacrifier, il gémissait et souhaitait que le préfet renonçât aux idoles et vînt à Mashiah (Christ). Ses chevilles furent percées et des clous lui furent enfoncés, et dans cet état on le fit courir devant un char jusqu'à sa mort. Une autre histoire, parfois appliquée à un autre homme du même nom en Isaurie, fut racontée plus tard pour satisfaire le goût d'un âge plus tardif. Il fut baptisé par le capitaine en chef Michael. Il avait l'habitude de faire garder ses troupeaux par les démons, puis de les enfermer dans des fûts. Il enseignait au peuple à dire: «Il n'y a qu'un seul Dieu, à savoir Conon.» Lorsque l'on le tortura, il y eut un sauvetage et il survécut deux ans, puis mourut en paix (Menolog. Basil.).

3. Évêque d'Édesse qui, en l'an 313, posa les fondations d'une église dans cette ville, achevée par son successeur Saades et agrandie par Aitallaha (Herzog, Real-Encyklop. 3:646).

4. Évêque d'Apamée, qui, lors de la rébellion isaurienne sous Anastase, apr. J.-C. 497, «quitta son siège et passa de prêtre à soldat et général». Conon devint un des chefs des rebelles et fut tué en assiégeant la ville de Claudiopolis, en 498 apr. J.-C.

5. Évêque de Tarse (floruit vers 601), disciple de Joannes Philoponus, dont il défendit la cause conjointement avec Eugenius contre les eutychianistes Paul et Stephen devant Jean, patriarche de Constantinople. Les actes de ce débat existaient au temps de Photios et furent lus par lui. Conon se sépara ensuite de Philoponus au sujet de l'égalité parfaite des trois natures de la Trinité, et, s'en séparant, fonda une nouvelle Église dont il fut l'évêque. Sa querelle avec Philoponus le conduisit à anatématiser son ancien maître et à publier une Oratio Invectiva dirigée contre les vues de Philoponus sur la résurrection de la chair, que Photios rapporte avoir lue. Photios parle de Conon et de ses partisans sous le nom de trithéistes. VOIR CONONITES.

6. Abbé de Lérins, qui vécut vers apr. J.-C. 600. Le pape Grégoire lui écrivit une lettre sur la gouvernance de son monastère, louant Conon pour sa vigueur, capacité et excellence (Le Cointe, Ann. Eccl. Franc. 2:478).

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.