Définition dans McClintock & Strong

Claude-François-Marie Primat

Primat, Claude-françoIs-marie

Primat, Claude-François-Marie, prélat français, naquit à Lyon le 26 juillet 1747. Il fit ses études, aux frais du Chapitre de Saint-Jean, à Lyon, et entra dans la congrégation des Oratoriens. Du collège de Marseille il passa à celui de Dijon, où il fut professeur de rhétorique et de théologie. À vingt‑huit ans il fut ordonné prêtre et devint un prédicateur apprécié. En 1786 il fut nommé curé de Saint-Jacques à Douai. Pendant l'agitation révolutionnaire il appuya la cause républicaine en prêtant le serment exigé. Il fut fait évêque constitutionnel du Nord le 27 mars 1791 et établit le siège de son épiscopat à Cambrai. Il démissionna le 13 novembre 1793, et eut même la faiblesse de rendre à la Convention ses lettres de prêtrise. Mais cette démarche ne l'empêcha pas de présider un synode diocésain tenu à Lille en 1797. Il assista au concile tenu à Paris à la fin de cette année, et fut transféré par ses collègues au siège de Rhône et Loire en février 1798. À cette époque il composa un mémoire pour justifier son serment d'hostilité à la royauté, qui se trouva dans les actes de ce concile. Après le Concordat, il fut choisi, le 9 avril 1802, archevêque de Toulouse, où, par des mesures conciliantes, il triompha de tous les obstacles. En tant que primat il assista au sacre de Napoléon Ier, et le pallium lui fut conféré le 16 janvier 1805. Il fut enfin nommé sénateur et comte de l'Empire le 19 mai 1806 ; et durant les Cent-Jours il fut appelé à siéger à la Chambre des Pairs, le 4 juin 1815. Il mourut à Toulouse le 10 octobre 1816. — Hoefer, Nouv. Biog. Générale, s.v.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.