Définition dans McClintock & Strong
Beth‑Nimrah
Bethnimrah
Beth-nim'rah (Heb. Beyth Nimrah', בֵּית נִמרָה, maison d'eau limpide ; Sept. ἡ Ναμβρᾶ and Βηθναμρά, avec de nombreuses variantes), l'une des « villes closes » à l'est du Jourdain prises et « bâties » par la tribu de Gad (Nombres 32:36), et décrite comme se trouvant « dans la vallée » (בָּעֵמֶק) auprès de Beth-haran (Josué 13:27). Dans Nombres 32:3, elle est nommée simplement NIMRAH VOIR NIMRAH (q.v.). Les « eaux de Nimrim », nommées dans les dénonciations de Moab par Isaïe (Isaïe 15:6) et Jérémie (Jérémie 48:34), doivent, d'après le contexte, se trouver dans la même localité. VOIR NIMRIM. Par Eusèbe et Jérôme (Onom. s.v. Βηθναβράν, Bethamnaram) le village (qu'ils appellent Bethnabris, Βηθναβρίς, Bethamnaris) est dit encore exister à cinq milles au nord de Livias (Beth-haran). Les talmudistes l'appellent aussi Beth Nimrin (בֵּית נִמרִין, comp. Targum sur Nombres 32:3) ou Beth-Namer (בֵּית נָמֵר, « maison du panthère », Peah, 4, 5 ; comp. Schwarz, p. 232). Le nom survit encore dans le Nahr-Nimrin, appellation arabe de l'extrémité inférieure du wady Shoaib, où les eaux de cette vallée se déversent dans le Jourdain près d'un des gués réguliers à quelques milles au-dessus de Jéricho (Burckhardt, Syria, p. 355). Il a été vu par Seetzen (Reisen, 1854, 2:318) et Robinson (Researches, 2, 279), mais ne paraît pas avoir été exploré ; tout ce que l'on sait est que la végétation y est très épaisse, indiquant une abondance d'eau. Le wady Shoaib remonte dans les montagnes orientales jusqu'à es-Salt. Son nom (la forme moderne de Hobab ?) le relie aux pérégrinations des enfants d'Israël, et une tradition subsiste encore dans le voisinage qu'ils descendirent par cette vallée jusqu'au Jourdain (Seetzen, 2:377).
Il semble n'avoir pas été remarqué combien les exigences de BETHABARA VOIR BETHABARA (q.v.) sont satisfaites dans les circonstances de Bethnimrah — son abondance d'eau et sa situation proche de « la région tout autour du Jourdain » (ἡ περίχωρος τοῦ Ἰορδάνου, c.-à-d. le CICCAR de l'Ancien Testament, l'oasis de Jéricho), immédiatement accessible à « Jérusalem et toute la Judée » (Jean 1:28 ; Matthieu 3:5 ; Marc 1:5) par la route directe et ordinaire depuis la capitale. Ajoutez à cela que dans la Sept. le nom de Bethnimrah se trouve très près d'assumer la forme de Bethabara — Βαιθαναβρά, Βηθαβρά, Βεθαραβά (voir le texte de Holmes et Parsons).
