Définition dans McClintock & Strong

Bernice

Berni'ce (Βερνίκη dans les Actes, également chez Josèphe ; Berenice = Φερενίκη, voir Sturz, Dial. Maced. p. 31 ; la forme Beronice se rencontre aussi, comp. Eustath. ad Il. 10, 192 ; Valckenaer, ad Herod. p. 477 ; Niebuhr, Kl. Schr. 1, 237), nom de plusieurs princesses d'Égypte (voir Smith's Dict. of Class. Biog. s.v. Berenice), ainsi que de plusieurs femmes juives de naissance royale citées par Josèphe, et l'une d'elles dans le Nouveau Testament. 1. Fille de Costabarus et de Salomé, nièce d'Hérode le Grand. Elle épousa Aristobule, fils d'Hérode, qui, fier de sa descendance des Maccabées par sa mère Mariamne, l'aurait raillée sur son origine plus humble ; ses plaintes à sa mère contribuèrent à envenimer la querelle, qui aboutit à l'exécution d'Aristobule (Josèphe, Ant. 18, 5, 4 ; 16:1, 2 ; 4, 1 ; 7, 3 ; War, 1, 23, 1 ; 24, 3). VOIR ARISTOBULUS. Après son exécution, en 6 av. J.-C., Bernice épousa Théudion, oncle maternel d'Antipater ; le mariage avait été arrangé par Antipater, le fils aîné d'Hérode, dans le but de concilier Salomé et d'éteindre ses soupçons contre lui (Jos. Ant. 17, 1, 1 ; War, 1, 28, 1). Josèphe ne mentionne pas la mort de Théudion, mais il est probable qu'il souffrit pour sa participation au complot d'Antipater contre la vie d'Hérode (Ant. 17:4, 2 ; War, 1, 30, 5). Bernice paraît assurément avoir été veuve lorsque, pour accompagner sa mère à Rome avec Archélaüs, celui-ci s'y rendit au début de son règne pour obtenir d'Auguste la ratification du testament de son père (Jos. Ant. 17, 9, 3 ; War, 2, 2, 1). VOIR ARCHÉLAUS. Elle semble avoir continué à vivre à Rome le reste de sa vie, jouissant de la faveur d'Auguste et de l'amitié d'Antonia (q.v.), épouse du Drusus aîné. L'affection d'Antonia pour Bernice se manifesta même après la mort de cette dernière par des actes de bienfaisance à l'égard de son fils Agrippa I (q.v.), qu'elle dota des moyens de payer sa dette au trésor impérial (Strabon, 16:765 ; Josèphe, Ant. 18, 6, 1-6). 2. Aînée des filles d'Agrippa I (q.v.) par sa femme Cypros : elle fut fiancée très jeune à Marcus, fils d'Alexandre l'Alabarque ; mais il mourut avant la consommation du mariage, et elle devint ensuite l'épouse de son oncle Hérode, roi de Chalcis, qui lui donna deux fils (Josèphe, Ant. 18, 5, 4 ; 19:5, 1 ; 9, 1 ; 20:5, 2 ; 7, 3 ; War, 2, 11, 6). Après la mort de ce Hérode, en 48 apr. J.-C., Bernice, alors âgée d'une vingtaine d'années, vécut longtemps auprès de son frère Agrippa II (q.v.), et fut suspectée d'une relation incestueuse avec lui ; pour éviter le scandale elle se fit épouser par Polémon, roi de Cilicie ; mais elle le quitta bientôt et revint auprès de son frère (Jos. Ant. 20, 7, 3 ; Juvenal, 6, 156), avec lequel elle est mentionnée dans Actes 25:13,23 ; Actes 26:30, comme ayant visité Festus à Césarée lors de sa nomination comme procurateur de la Judée, quand Paul se défendit devant eux tous, en 55 apr. J.-C. Vers 65 apr. J.-C. on la trouve à Jérusalem (où elle était allée en exécution d'un vœu) intercédant pour les Juifs auprès du procurateur Florus, au péril de sa vie, durant le massacre qu'il fit (Jos. War, 2, 15, 1). Avec son frère elle s'efforça d'écarter ses compatriotes du dessein de rébellion (Jos. War, 2, 16, 5) ; et ayant rejoint les Romains avec lui au commencement de la guerre finale, elle gagna la faveur de Vespasien par ses libéralités et l'amour de Titus par sa beauté. Sa liaison avec ce dernier se poursuivit à Rome, où elle alla après la prise de Jérusalem ; on dit même que Titus voulut la prendre pour épouse, mais la crainte d'offenser les Romains le força à la congédier; quoique revenue par la suite à Rome, il évita toute reprise d'intimité (Tacite, Hist. 2, 2, 81 ; Suétone, Tit. 7 ; Dion Cassius 66:15, 18). Quintilien (Inst. Orat. 4, 1) dit avoir plaidé sa cause en une occasion non autrement relatée, où elle siégea elle-même en juge. Voir Nolde, Hist. Idum. p. 403 sq. 3. Fille d'Archélaüs fils de Chelcias, et de Mariamne fille d'Hérode Agrippa I (Josèphe, Ant. 20, 7, 1).

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.