Définition dans McClintock & Strong
Archelaus
Archelaus
(Α᾿ρχέλαος, maître du peuple, Talmud ארקילוס), fils d’Hérode le Grand par Malthace, une femme samaritaine (Josephus, Ant. 17, 1:3 ; War, 1:28, 4), élevé avec son frère Antipas à Rome (Joseph. War, 1:31, 1). Il hérita, à la mort de son père (av. J.-C. 4), d’Idumée, de Judaea et de Samarie, avec les villes importantes de Césarée, Sébaste, Joppé et Jérusalem, et d’un revenu annuel de 600 talents, en tant qu’ethnarque (Joseph. Ant. 17:11, 4 ; appelé roi, βασιλεύς, en Matthieu 2:22, dans le sens de « prince », « régent » ; comp. les commentateurs en loc.). Son règne commença de manière inauspicious ; car, après la mort d’Hérode, et avant qu’Archelaus pût aller à Rome pour obtenir la confirmation du testament de son père, les Juifs s’étant beaucoup excit és au Temple à cause de son refus de satisfaire certaines exigences, Archelaus ordonna à ses soldats d’attaquer la foule, occasion pour laquelle plus de trois mille furent tués (Josephus, Ant. 17, 9, 3 ; War, 2, 1, 3). En allant à Rome pour solliciter la dignité royale (conformément à la pratique des rois tributaires de cette époque, qui recevaient leurs couronnes de l’empereur romain), les Juifs envoyèrent une ambassade de cinquante de leurs principaux hommes, avec une pétition adressée à Auguste afin qu’ils pussent vivre selon leurs propres lois sous un gouverneur romain, et se plaignirent aussi de sa cruauté (Josephus, War, 2, 2-7). Il est possible que ce soit à cette circonstance que Yéhoshoua (Jésus) fait peut-être allusion dans la parabole rapportée par Luc (Luc 19:12-27) : « Un tel homme noble (εὐγενής, un homme de naissance ou de rang, le fils d’Hérode) partit pour un pays éloigné (l’Italie), pour recevoir pour lui un royaume (la Judaea), et revenir. Mais ses citoyens (les Juifs) le détestèrent, et envoyèrent un message (ou ambassade) après lui (à Auguste César), disant : ‘Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.’ » Cependant les Juifs échouèrent dans cette remontrance (Josephus, Ant. 17:11, 4). Archelaus revint en Judaea, et sous prétexte d’avoir favorisé les séditieux contre lui, il dépouilla Joazar du grand-prêtrise, et donna cette dignité à son frère Éléazar. Il gouverna la Judaea avec tant de violence que, dans la dixième (Joseph. Ant. 17, 13, 2 ; comp. Life, 1) ou neuvième (Joseph. War, 2:7, 3) année de son règne (selon Dion Cassius 60, 27, sous le consulat de M. AEm. Lepidus et L. Aruntius, correspondant à apr. J.-C. 6), à cause de sa tyrannie, surtout envers les Samaritains, il fut détroné, dépouillé de ses biens et banni à Vienne en Gaule (Joseph. Ant. 17, 13, 2), où il mourut (l’année est inconnue ; Jérôme, Onomast. s.v. Bethlehem, affirme que sa tombe était montrée en ce lieu, auquel cas il faudrait qu’il fût revenu en Palestine comme simple particulier). Les parents du Seigneur se détournèrent par crainte de lui sur leur retour d’Égypte, et allèrent à Nazareth en Galilée, dans le domaine de son frère plus doux Antipas (Matthieu 2:22). Il paraît avoir été coupable d’une grande inhumanité et oppression. Cette cruauté s’exerça non seulement envers les Juifs, mais aussi envers les Samaritains (Josephus, War, 2, 7, 3). Il avait épousé illégalement Glaphyra, la femme de son frère Alexandre, pendant la vie de celui-ci, qui laissa plusieurs enfants de ce mariage (Joseph. Ant. 17, 13, 1). — Noldii Hist. Idum. p. 219 sqq. ; Smith's Dict. of Class. Biog. s.v. VOIR HEROD.
