Définition dans McClintock & Strong

Ancre (symbole chrétien)

Anchor (2)

Ancre (comme symbole). Parmi les premiers chrétiens nous trouvons l'ancre utilisée quelquefois en référence à l'océan tempétueux de la vie humaine, mais plus souvent aux tempêtes et aux rafales de persécution qui menaçaient d'engloutir le navire de l'Église. Ainsi l'ancre est l'un des plus anciens emblèmes ; et nous la trouvons gravée sur des anneaux, figurée sur des monuments et sur les murs des cimetières des Catacombes, comme type de l'espérance par laquelle l'Église se tenait ferme au milieu des tempêtes qui l'entouraient. En cela, comme en d'autres cas, le christianisme a adopté un symbole du paganisme, en n'en changeant que l'application.

Les symboles sur les stèles sépulcrales contiennent souvent des allusions au nom du défunt. Une ancre sur des tituli portant des noms dérivés de Spes a été trouvée un grand nombre de fois (De' Rossi, De Monum. etc. p. 18 ; Mai, Collect. Vatican. p. 449). Dans quelques cas, au-dessus de la barre transversale de l'ancre se trouve la lettre E, probablement l'abréviation du mot Elpis. En outre, nous trouvons l'ancre associée au poisson, symbole du Sauveur. Il est clair que l'union des deux symboles exprime « espérance en Yéhoshoua » — formule commune sur les stèles chrétiennes.

La barre transversale sous l'anneau donne à la partie supérieure de l'ancre l'apparence d'une crux ansata [voir Croix] ; et peut-être cette forme eut-elle autant d'influence dans le choix de ce symbole par les chrétiens que les paroles de Paul. L'ancre apparaît naturellement très fréquemment sur les tombes des martyrs (voir Lupi, Severo Epitaph. p. 136 sq. ; Boldetti, Osservaz. p. 366, 370).

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.