Définition dans McClintock & Strong

Anatolius de Constantinople

Anatolius of Constantinople

Anatolius de Constantinople, qui mourut apr. J.-C. 458, marque une époque dans la poésie ecclésiastique grecque. Il laissa ceux qui se contentaient d'imiter les écrivains classiques, et ouvrit la nouvelle voie de la prose harmonieuse. Son histoire commença en un temps de conflits. Il avait été apocrisiaire, ou légat, de l'archihérétique Dioscore au palais de l'empereur. À la mort de Flavian, suite à la violence reçue au « Concile des Voleurs » d'Éphèse (449), il fut, par l'influence de son pontife, élevé au siège vacant de Constantinople. À Anatolius on doit aussi le décret passé au Concile de Chalcédoine (451) que Constantinople tiendrait la seconde place parmi les siéges patriarcaux. Il gouverna son Église huit ans dans la paix. Ses compositions sont peu nombreuses et courtes, mais ordinairement très animées. Parmi ses hymnes nous citons Ζοφερᾶς τὸ κυμίας, «Féroce était la vague :» — Τὴν ἡμέραν διελθών, «Le jour est passé et révolu», un hymne du soir, fort apprécié dans les îles grecques : — Τῷ βασιλεῖ καὶ δεσπότῃ, «Le Seigneur et Roi de toutes choses», pour la fête de saint Étienne : — Μέγα καὶ παράδοξον θαῦμα, «Un grand et étonnant miracle», un chant de Noël. Voir Neale, Hymns of the Eastern Church, p. 55 sq. ; Miller, Singers and Songs of the Church, p. 9 ; Lichtenberger, Encyclopédie des Sciences Religieuses, s.v. (B. P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.