Définition dans McClintock & Strong

Amandier

Almond

Almond — (שָׁקֵד, shaked', éveillé, d'après sa floraison précoce, comp. Pline 16:25, 42) est le nom d'un arbre en Ecclésiaste 12:5: «L'amandier (Sept. ἀμύγδαλον, Vulg. amygdalum) fleurira, et le fruit du câprier tombera, parce que l'homme va à sa demeure éternelle.» Cela se rapporte évidemment à la floraison abondante et à l'aspect blanchâtre de l'amandier lorsqu'il est en pleine fleur, et avant que ses feuilles n'apparaissent. C'est pourquoi on l'emploie pour illustrer les cheveux blanchis de vieillesse (Thomson, Land and Book, 1, 496). Gesenius objecte cependant (Thes. Heb. p. 1473) que les fleurs de l'amandier ne sont pas blanches, mais rosées, comme le ton du pêche; voir Knobel, Ewald, Hitzig, in loc. En Jérémie 1:11, une «vergé d'amandier» (Sept. καρύϊνος, Vulg. vigilans) est employée en emblème de prompte vigilance et zèle, conformément à la force inhérente du terme original (Henderson, Comment. in loc.). Le produit de l'arbre est aussi désigné par le même terme, manifestement une espèce de noix, en Genèse 43:11 (Sept. κάρυον, Aquila et Symmachus ἀμύγδαλον), où Jacob demande à ses fils d'emporter en Égypte des meilleurs fruits du pays, amandes, etc. Comme l'amandier est indigène en Syrie et en Palestine, et s'étend de là jusqu'en Afghanistan, et ne semble pas avoir été indigène en Égypte, il est très probable que les amandes faisaient partie d'un présent de Jacob, même aux grands d'Égypte; d'autant plus que la coutume de l'Orient est de présenter selon les moyens de chacun. En Nombres 17:8, la verge d'Aaron est décrite comme ayant «produit des bourgeons, et fleuri des fleurs, et donné des amandes» (Sept. κάρυα, Vulg. amygdalas). En Exode 25:33-34; Exode 37:19 (où le verbe dérivé שָׁקִד est employé), des coupes doivent être faites en forme d'amandes (Sept. καρυϊvσκους). La forme de l'amande conduisait à son choix pour l'ornement sculpté, indépendamment de son usage comme aliment estimé, et probablement comme source d'une huile utile. VOIR NOIX.

Le mot לוּז, luz, traduit «noisetier», apparaît aussi en Genèse 30:37, comme le nom d'un arbre dont Jacob écarta l'écorce et plaça les baguettes devant ses brebis au moment de leur fécondation; il était probablement un autre terme pour l'amande, dont le nom arabe est encore luz (Forskal, Flora AEg. p. 67). Certains pensent qu'il s'agissait de l'amandier sauvage, tandis que shaked désignerait la variété cultivée (Rosenmuller, Alterth. IV, 1, 263 s.). VOIR NOISETIER.

L'amandier ressemble de très près au pêcher tant par la forme que par les fleurs et les fruits; ce dernier cependant est dépourvu de la chair pulpeuse qui couvre la noix du pêcher. C'est, en fait, une autre espèce du même genre (Amygdalus communis, Linn.). Il est originaire d'Asie et d'Afrique, mais peut être cultivé dans le sud de l'Europe, et les variétés les plus rustiques même dans les régions moyennes des États-Unis. Les fleurs paraissent dès février (Thomson, Land and Book, 1, 495), ou même en janvier (Pline, 16:42; comp. Buhle, Calend. Palest. p. 5 s.; Schubert, Reis. 3, 114), le fruit en mars (Kitto, Phys. Hist. of Palest.). Pour une discussion générale, voir Celsius, Hierob. 1, 297 s.; Hayne, Beschreib. d. in d. Arzneikunde gebrauchlichen Gewachse, 4, No. 39; Strumpf, Handbuch der Arzneimittellehre (Berlin, 1848), 1:93 s.; Martins, Pharmacogn. p. 254 s.; London, Arboret. Britann. (Lond. 1838), 2:637 s.; Penny Cyclopaedia, s.v. Amygdalus. VOIR BOTANIQUE.

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.