Définition dans McClintock & Strong

Albert (patriarche de Jérusalem)

Albert Patriarch of Jerusalem

Albert Patriarch Of Jerusalem naquit vers 1150 au Castello di Gualtieri, près de Parme. Après avoir été prévôt d'une communauté de chanoines, il fut successivement nommé évêque de Bobbio puis de Varèse. La haute estime où l'on tenait sa prudence, son intégrité et sa capacité fit que l'empereur Frédéric Barberousse et le pape Clément III le choisirent comme arbitre de leurs différends. Henri VI, successeur de Frédéric, le nomma comte de l'empire. Les papes Célestin III et Innocent III le chargèrent également de nombreuses négociations. En 1204, les chrétiens de Palestine le choisirent patriarche latin de Jérusalem, bien qu'il ne put y résider puisque Jérusalem était aux mains des musulmans. À cette époque il établit certaines réglementations sages mais rigides pour l'ordre des Carmélites, qui furent modifiées par les commissaires nommés par le pape Innocent IV. Le pape Innocent III l'invita à assister au concile général du Latran tenu en 1215; mais Albert fut assassiné l'année précédente, le 14 septembre, à Acre, par un homme qu'il avait réprimandé pour ses crimes. Il est honoré le 8 avril comme saint de l'Ordre des Carmélites. Tritheim lui attribue Status Terrce Sanctce, qui est inédit. La Regula Carmelitarum se trouve avec la Vie d'Albert dans les Acta Sanctorum. Voir Hoefer, Nouv. Biog. Generale, s.v.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.