Définition dans McClintock & Strong

Al‑Ghazâlî (Abû Hâmed Muhammad)

Al-ghazzali (or Ilgazel), Abu Hamed Muhammad

Al‑Ghazzali (ou Ilgazel), Abu Hamed Muhammad, théologien musulman qui affronta les philosophes arabes hérétiques sur leur propre terrain, naquit en 1058 et appartenait à la secte des Asharites. À l'âge de trente‑trois ans il devint chef d'une école théologique à Bagdad, où ses leçons attiraient une foule enthousiaste, y compris tous les imams du pays. Son esprit s'étant révolté contre la croyance mahométane orthodoxe, il quitta Bagdad sous prétexte d'un pèlerinage à La Mecque, mais alla en Syrie et passa dix ans en retraite et méditation à Damas. Lors d'un voyage en Égypte, des affaires privées le poussèrent à retourner à Bagdad, où il reprit à regret l'enseignement. Il y demeura quinze ans, puis se retira à Tus, en Khorassan, sa ville natale, et consacra ses dernières années à la vie contemplative des Soufis, qui avaient été ses premiers maîtres. Il mourut en 1111. Il attaqua l'aristotélisme accepté de son temps dans une œuvre intitulée The Destruction of the Philosophers. Pour s'informer sur ses opinions philosophiques, voir Averrhoes, Works, vol. 10, mais plus spécialement son autobiographie spirituelle, traduite par Schmolders dans son Essai sur les Écoles Philosophiques chez les Arabes. Voir aussi Von Hammer, introduction à 0 Kind ; Munk, Mélanges ; et Gosche, dans Abhandlungen der königl. Akad. der Wissenschaften zu Berlin, 1858.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.