Définition dans McClintock & Strong

Akabja ben-Mahalaleel

Akabja, Ben-mahalaleel

Akabja, Ben-Mahalaleel, un Tanaïte célèbre, qui vécut probablement au IIe siècle, est connu pour son savoir et sa probité, et pour l’attitude qu’il prit contre ses collègues. Il avait statué sur quatre halakhot d’une manière déplaisante aux sages. Comme rien ne put ébranler son témoignage, on essaya de le corrompre pour le faire plier aux vues théologiques des rabbins par l’offre alléchante de l’élever à la charge d’ab-beth-din. Mais il demeura ferme. «Plutôt, s’écria-t-il, qu’on me traite de fou toute ma vie que d’être pendant une heure un transgresseur devant Elohîm!» (Eduyoth, 5, 6). L’argumentation échouant, il fut excommunié, et convaincu de la droiture de sa cause, il supporta patiemment cette sentence jusqu’au jour de sa mort. Mais avant son décès, Akabja admonesta son fils de se soumettre au Sanhédrin. Il ne put le faire, car il avait reçu les traditions de plus d’un rabbin ; mais son fils ne les avait entendues que des lèvres de son père. En mourant, le rabbin recommanda encore à son fils de ne point chercher la faveur des hommes, mais la recommandation des actions qui mériteraient l’éloge d’autrui. Tel était sa maxime : «Pense à trois choses, et tu seras préservé du péché : considère d’où tu viens, où tu vas, et devant qui tu devras bientôt rendre compte» (Pirke Aboth, 3, 1). Voir Frankel, Darke Mishna, s.v. «Akabja» ; Gratz, Gesch. d. Juden, 4, 59 ; Jost, Gesch. d. Judenth. u. s. Sekten, 2, 34 ; Hamburger, Real-Encyklop. s.v. (B. P.).

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.