Définition dans McClintock & Strong

Adjuration

Adjuration (le verbe est rendu par אָלָה, alah', en Hiph., signifiant faire jurer, comme rendu en 1 Rois 8:31 ; 2 Chroniques 6:22 ; aussi שָׁבִע, shaba', en Hiph., faire jurer, ou charger par serment, fréquemment rendu ; Gr. ἐξορκίζω, lier par serment), acte solennel ou appel par lequel un homme, ordinairement investi d’autorité naturelle ou officielle, impose à un autre l’obligation de parler ou d’agir comme sous la solennité d’un serment (1 Samuel 14:24 ; Josué 6:26 ; 1 Rois 22:16 ; 2 Chroniques 18:15). VOIR SERMENT.

1. Un exemple frappant se rencontre dans le N.T., où le grand-prêtre interpelle le Mashiah (Mt 26:63 ; Mc 5:7 ; voir Actes 19:13 ; comp. 1 Th 5:27) pour le contraindre à avouer sa qualité de Mashiah. Un serment, même ainsi imposé sans le consentement de la personne, était non seulement solennel, mais d’un haut degré d’obligation ; et quand il accompagnait une question, la réponse paraissait être obligatoire et, si fausse, constitutive de parjure. Ainsi notre Sauveur Yéhoshoua (Jésus), qui jusque-là avait dédaigné ou refusé de répondre aux accusations portées contre lui, ne put éviter une réponse. L’inconvenance d’extorquer ainsi la vérité est manifeste ; et dans le cas de Yéhoshoua ce fut une atteinte aux principes les plus élémentaires de l’équité judiciaire, puisqu’un accusé ne doit jamais être placé dans la nécessité de s’incriminer. Mais la hiérarchie, ayant manqué d’obtenir des preuves fiables pour condamner Yéhoshoua, recourut enfin à cette méthode basse pour le contraindre à déclarer son messianat, afin de le condamner sur sa propre affirmation. VOIR YÉHOSHOUA (JÉSUS).

2. Le terme apparaît aussi (Actes 19:13) en rapport avec l’expulsion des démons. VOIR EXORCISTE.

3. Dans l’Église romaine, acte par lequel le nom d’Elohîm, ou quelque autre chose sainte, est invoqué afin d’amener quelqu’un à faire ce qu’on exige de lui. Une adjuration est dite expresse lorsque la majesté d’Elohîm, ou l’un de ses attributs, est interposée dans ce but, comme adjuro to per Deum vivum ; implicite, lorsqu’on n’use pas de la majesté d’Elohîm, mais d’une de ses productions marquantes, comme adjuro to per Evangelium Christi. VOIR SERMENT.

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.