Définition dans McClintock & Strong

Acteurs (profession)

Actors

Actors — L'Église primitive protesta contre la vie des acteurs sur les motifs

(1) d'une immoralité générale, et (2) que les spectacles étaient si étroitement associés à l'idolâtrie.

Ces pratiques faisaient partie de la pompe et du service du diable, que chaque chrétien renonçait à son baptême ; de sorte que lorsqu'un homme y revenait il était accusé d'avoir renié son alliance baptismale. Il était dès lors écarté comme apostat et retombant de la communion chrétienne. Nous donnons les décisions de quelques conciles et des Pères anciens sur la question. Cyprien (Epist. 61, al. 2) dit que «il n'est ni convenable à la majesté d'Elohîm ni à la discipline de l'Évangile que la modestie et l'honneur de l'Église soient souillées par un si vil et infâme contagion.» Tertullien écrivit un traité (De Spectac. cap. 4) contre ces spectacles publics, et insiste sur l'incongruité d'exprimer d'une même bouche l'amen du culte chrétien et les louanges du gladiateur ou du mime. Clément d'Alexandrie range les arts des acteurs parmi les choses interdites par l'autorité divine. Le Concile d'Elibéris (can. 62) permit aux joueurs de théâtre d'être baptisés seulement à la condition qu'ils renoncent à leurs arts ; et s'ils y revenaient après le baptême, ils devaient être rejetés de l'Église. Le premier Concile d'Arles (can. 5) décréta que tous les acteurs publics appartenant au théâtre devaient se voir refuser la communion tant qu'ils continuaient à jouer. Le troisième Concile de Carthage (3, can. 35) suppose l'excommunication à l'égard de tous ces derniers quand il dit que les acteurs et joueurs de scène, et tous les apostats de ce genre, ne seront pas privés de pardon et de réconciliation s'ils reviennent au Seigneur. À l'unanimité le sens moral des chrétiens condamna ce qui paraissait un mal irrémédiable. Voir Bingham, Christian Antiquities, bk. 16 ch. 4, § 10.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.