Définition dans McClintock & Strong

Acra

Acra (῎Ακρα), un mot grec signifiant un sommet ou une citadelle, dans lequel sens sa forme hébraïsée Chakra (חִקרָא) se rencontre aussi en syriaque et chaldéen (Buxtorf, Lex. Talm. col. 818). C'est de là que le nom d'Acra fut acquis par l'éminence au nord du temple à Jérusalem, sur laquelle une citadelle fut bâtie par Antiochus Épiphane, pour commander le lieu saint (1 Maccabées 3:45 ; 4:2, 41 ; 6:18, 26, 32 ; 9:52 sq. ; 10:6 ; 11:41 ; 2 Maccabées 4:12, 27, etc.). Elle devint ainsi en fait l'Acropole de Jérusalem (voir Michaelis, in Macc. p. 30 sq. ; Crome, in the Hall. Encykl. 2, 291 sq.). Josephus décrit cette éminence comme semi-circulaire (voir Reland, Paloest. p. 852) ; et rapporte que lorsque Simon Maccabée eut réussi à chasser la garnison syrienne, il ne détruisit pas seulement la citadelle, mais fit niveler la colline elle-même, afin qu'aucun lieu voisin ne fût désormais plus élevé, ou aussi élevé que celui où se trouvait le temple. Le peuple avait tant souffert de la garnison qu'il travailla volontiers jour et nuit, pendant trois ans, à cette grande besogne (Ant. 13, 6, 6 ; War, 5, 4, 1). À une période postérieure le palais d'Hélène, reine d'Adiabène, s'éleva sur le site, qui conserva encore le nom d'Acra, tout comme, probablement, la maison du conseil et le dépôt des archives (War, 6, 6, 3 ; voir aussi Descript. Urbis Ierosolymoe, per J. Heydenum, lib. 3, cap. 2).

Un grand nombre de controverses ont récemment surgi quant à la position de cette éminence. Le Dr. Robinson (Bib. Res. 1, 414 ; nouv. éd. 3, 207-211) soutient fortement l'éminence en pente aujourd'hui occupée par l'Église du Saint-Sépulcre, tandis que d'autres (surtout Williams, Holy City, 2, 25, 49) placent l'Acra plus au nord du temple. Cette dernière position, au milieu du quartier musulman, semble, dans l'ensemble, mieux s'accorder avec l'état actuel de la surface et les notes anciennes de lieu (voir Strong's Harmony and Expos. of the Gospels, Append. 2, p. 4, 5) ; surtout avec les déclarations de Josephus (War, 5, 4, 1) concernant la vallée du Tyropoeon (q.v.). SEE JERUSALEM.

Un lieu nommé Acra (῎Ακρα) est mentionné par Josephus (War, 2, 2, 2) comme ayant été pris par Simon Maccabée, en rapport avec Gazara, Joppe, et Jamnia ; ce que quelques-uns supposent vouloir dire Ekron (par un changement de lecture), tandis que d'autres prennent le mot dans le sens ordinaire de tour. Le passage est évidemment parallèle avec 1 Maccabées 14:7, où il est dit que Simon, après avoir pris Gazara et Bethsura, purifia «la tour» (ἄκρα) ; ce qui, par comparaison avec chap. 13:49, paraît n'être autre que la forteresse susdite à Jérusalem. Voir BARIS.

Pour l'Acra ou Acre (hébraïsé אקרי par Benjamin de Tudèle) des croisades, SEE ACCHO.

Voir la fiche concept
Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.