Définition dans McClintock & Strong

Acceptilation

Acceptilation

(acceptilatio), terme théologique employé, en matière de rédemption, pour désigner l'acceptation par Elohîm d'une expiation n'étant pas réellement égale à celle qu'elle remplace, mais équivalente non pas en raison de sa valeur intrinsèque, mais de la détermination d'Elohîm à la recevoir. Le terme est emprunté au droit commercial romain, où il se définit comme «une quittance de dette par la parole d'un créancier à son débiteur» (Pandectes de Justinien), ou «un paiement imaginaire» (Institutes de Justinien). Dans la théologie médiévale, le terme fut d'abord employé et la théorie développée par Duns Scotus dans sa controverse avec les partisans de Thomas d'Aquin. Il défendit la proposition que toute oblation créée vaut ce que Elohîm plaît d'en accepter et pas davantage. La doctrine demeura un sujet de débat entre les disciples de Duns Scotus et ceux de Thomas d'Aquin tout au long du Moyen Âge, et divise encore les théologiens catholiques romains, les papes n'ayant jamais tranché la question de manière autoritaire. Les théologiens luthériens et calvinistes adoptèrent pour la plupart la doctrine d'une satisfaction stricte ; mais la théorie d'une nécessité relative trouva des défenseurs éloquents en Hugo Grotius et chez les théologiens arminiens Episcopius, Limborch et Curcellaeus. Voir Shedd, History of Doctrines, t. 2, p. 347 s.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.