Définition dans McClintock & Strong

Abréviation (usage scripturaire)

Abbreviation

Abbreviation, ou l’usage d’une ou deux initiales pour la totalité d’un mot. Celles-ci apparaissent pour la première fois, dans un cadre scripturaire, sur quelques-unes des monnaies maccabées (Bayer, De nummis Hebraeo-Samaritanis), et dans quelques MSS. de l’A. T. (surtout י8י8 pour יהוָֹה). On y a fréquemment eu recours afin d’expliquer des prétendues discordances ou diverses lectures, tant dans les mots (Eichhorn, Einleit. ins A. T. 1:323; Drusius, Quaest. Ebraic. 3, 6) que dans les nombres (Vignoles, Chronologie. pass.; Capellus, Critica Sacra, 1:10; Scaliger, in Walton's Prolegomena, 7:14; Kennicott's Dissertations), sur la théorie que les lettres étaient employées pour ces derniers comme chiffres (Faber, Literae olim pro vocibus adhibitoe, Onold, 1775), d’après l’analogie d’autres langues orientales (Gesenius, Gesch. d. fleb. Sprache, p. 173). À une époque plus tardive la pratique devint fort commune chez les rabbins (Selig's Compendia vocum Hebraico - Rabbinicarum; aussi Collectio abbreviaturarum Hebraicarum, Lpz., 1781), et elle fut détournée à des fins cabalistiques (Danz, Rabbinismus Enucleatus). Un exemple de son emploi numérique légitime se rencontre en Ap. 13:18 (Eichhorn, Einleit. ins N.T. 4:199), et la théorie a été appliquée avec succès à la solution de la discordance entre Mc 15:25 et Jn 19:14 (où le Gr. γ [gamma = 3] a sans doute été pris pour ς [stigma = 6]).

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.