Définition dans McClintock & Strong

Abija

Abijah

Abi'jah (Heb. Abiyah', אֲבִיָּה, père [c.-à-d. possesseur ou adorateur] de YHWH; aussi dans la forme équivalente étendue Abiya'hu, אֲבִיָּהוּ, 2 Chroniques 13:20-21; Sept. et N.T. 'Αβιά mais 'Αβία en 1 Rois 14:1; Néhémie 10:7; 'Αβίας en 1 Chroniques 24:10; Néhémie 12:4,17; 'Αβιού v. r. 'Αβιούδ, en 1 Chroniques 7:8; Josèphe, 'Αβίας, Ant. 7:10,3; Version Autorisée King James «Abiah» en 1 Samuel 8:2; 1 Chroniques 2:24; 1 Chroniques 6:28; 1 Chroniques 7:8; «Abia» en 1 Chroniques 3:10; Matthieu 1:7; Luc 1:5), nom de six hommes et deux femmes.

1. Fils de Beker, l’un des fils de Benjamin (1 Chroniques 7:8). Post 1856 av. J.-C.

2. Fille de Machir, qui donna à Hezron un fils posthume, Assur (1 Chroniques 2:24). Vers 1612 av. J.-C.

3. Second fils de Samuel (1 Samuel 8:2; 1 Chroniques 6:28). Étant nommé par son père juge à Bersabée, conjointement avec son frère, leur administration corrompue provoqua un tel mécontentement populaire que les anciens demandèrent une forme royale de gouvernement pour Israël, 1093 av. J.-C. VOIR SAMUEL.

4. Descendant d’Éléazar, fils d’Aaron, et chef d’un des vingt-quatre courses ou ordres en lesquels le sacerdoce fut divisé par David (1 Chroniques 24:10), 1014 av. J.-C. La course d’Abija était la huitième. Seules quatre des cours revinrent de la captivité, dont celle d’Abija ne fit pas partie (Esdras 2:36-39; Néhémie 7:39-42; Néhémie 12:1). Mais les quatre furent réparties en vingt-quatre avec les noms originaux; il arrive ainsi que Zacharie, père de Jean le Baptiste, est décrit comme appartenant à la course d’Abija (Luc 1:5). VOIR PRÊTRE.

5. Second roi du royaume séparé de Juda, fils de Roboam et petit-fils de Salomon (1 Chroniques 3:10). Il est aussi appelé (1 Rois 14:31; 1 Rois 15:1-8) ABIJAMI SEE ABIJAMI (q.v.). Il commença à régner en 956 av. J.-C., dans la dix-huitième année de Jéroboam, roi d’Israël, et régna trois ans (2 Chroniques 12:16; 2 Chroniques 13:1-2). Au commencement de son règne, considérant la séparation bien fondée des dix tribus comme une rébellion, Abija fit un vigoureux effort pour les ramener à l’allégeance (2 Chroniques 13:3-19). Il échoua; cependant une victoire éclatante sur Jéroboam, qui avait le double de ses forces et bien plus d’expérience, lui permit de prendre plusieurs villes tenues par Israël (voir J. F. Bahrdt, De bello Abice et Jerob., Lips. 1760). Le discours qu’Abija adressa à l’armée adverse avant la bataille est fort estimé (C. Simeon, Works, 4:96). Il convenait à son objet et montre de justes notions des institutions théocratiques (Keil, Apolog. d. Chron. p. 336). Sa vue de la position politique des dix tribus vis-à-vis de la maison de David est cependant manifestement erronée, bien qu’elle fût celle d’un roi de Juda. Les nombres rapportés pour cette action sont 800 000 du côté de Jéroboam, 400 000 du côté d’Abija, et 500 000 morts laissés sur le champ. Hales et d’autres considèrent ces chiffres extraordinaires comme des corruptions, et proposent de les réduire à 80 000, 40 000 et 50 000 respectivement, comme dans la Vulgate latine de Sixte V et dans la vieille traduction latine de Josèphe; et probablement aussi dans son texte grec original, comme le montre De Vignoles d’après la critique d’Abarbanel sur l’historien (Kennicott’s Dissertations, 1:533; 2:201 sqq., 564). Voir NUMÉROS. Le livre des Chroniques ne rapporte rien d’hostile à Abija; mais dans les Rois il est dit qu’«il marcha dans tous les péchés de son père» (1 Rois 15:3). Il eut quatorze femmes, qui lui laissèrent vingt-deux fils et seize filles (2 Chroniques 13:20-22). Asa lui succéda (2 Chroniques 14:1; Matthieu 1:7). VOIR JUDA.

Il existe une difficulté sur la maternité d’Abija. En 1 Rois 15:2 on lit : «Le nom de sa mère était Maachah, fille d’Abessalom» (comp. 2 Chroniques 11:20,22); mais en 2 Chroniques 13:2 : «Le nom de sa mère était Michaiah, fille d’Uriel de Gabaon.» Maachah et Michaiah sont des variantes du même nom; et Abessalom est vraisemblablement Absalom, fils de David. Le mot (בַּת) rendu «fille» est appliqué dans la Bible non seulement à l’enfant d’un homme, mais à sa nièce, petite-fille ou arrière-petite-fille. Il est donc possible qu’Uriel de Gabaon ait épousé Tamar, la belle fille d’Absalom (2 Samuel 14:27), et en ait eu Maachah, qui serait ainsi fille d’Uriel et petite-fille d’Absalom. VOIR MAACHAH.

6. Fils de Jéroboam I, roi d’Israël. Sa maladie grave et menaçante obligea Jéroboam à envoyer sa femme avec un présent [VOIR DON] déguisée, pour consulter le prophète Achija à propos de sa guérison. Ce prophète était le même qui, au temps de Salomon, avait prédit à Jéroboam son élévation. Bien qu’aveugle de vieillesse, il reconnut la femme déguisée de Jéroboam, et fut autorisé par l’impulsion prophétique à lui révéler que, parce qu’on ne trouva en Abija que «quelque chose de bon envers YHWH» parmi toute la maison de Jéroboam, lui seul, de toute sa maison, viendrait à sa tombe en paix et serait pleuré en Israël (voir S. C. Wilkes, Family Sermons, 12; C. Simeon, Works, 3, 385; T. Gataker, Sermons, pt. 2:291). Quand la mère revint, la jeunesse mourut en franchissant le seuil de la porte. «Et ils l’ensevelirent, et tout Israël le pleura» (1 Rois 14:1-18), vers 782 av. J.-C. VOIR JEROBOAM.

7. Fille de Zacharie, mère du roi Ézéchias (2 Chroniques 29:1), et donc épouse d’Ozias, qu’elle survécut, et qu’elle surpassa sans doute par la piété de son fils. Elle est ailleurs appelée par la forme plus courte du nom, ABI SEE ABI (2 Rois 18:2). 726 av. J.-C. Son père pourrait être le même que Zacharie, fils de Jébéréchia, que Isaïe prit comme témoin de son mariage avec «la prophétesse» (Isaïe 8:2; comp. 2 Chroniques 26:5).

8. L’un de ceux (apparemment prêtres) qui apposèrent leur signature au pacte fait par Néhémie (Néhémie 10:7), 410 av. J.-C. Il est probablement le même (nonobstant l’âge avancé que cela impliquerait) qui revint de Babylone avec Zorobabel (Néhémie 12:4), 536 av. J.-C., et qui eut un fils nommé Zichri (Néhémie 12:17).

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.