Définition dans McClintock & Strong

Abbé (titre en France)

Abbe

Abbé le nom français pour désigner l'abbé (q.v.). Il est employé en France non seulement pour désigner le supérieur d'une abbaye, mais aussi comme titre général du clergé séculier. Avant la Révolution française il était même parfois assumé par des étudiants en théologie (non ordonnés) dans l'espoir que le roi leur confierait quelque portion des revenus d'une abbaye. Il y eut un temps en France tant d'abbés non ordonnés, pauvres ou riches, hommes de qualité et hommes de basse naissance, qu'ils formèrent une classe particulière dans la société, et exercèrent une influence importante sur son caractère. On les voyait partout ; à la cour, dans les salles de justice, au théâtre, dans les cafés, etc. Dans presque chaque famille riche se trouvait un abbé, occupant la place d'ami familier et de conseiller spirituel, et non rarement celle d'amant de la dame. Ils correspondaient, dans une certaine mesure, aux philosophes qui vivaient dans les maisons de riches Romains à l'époque des empereurs.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.