Définition dans McClintock & Strong
Abbassides
Abbassides nom donné à la troisième dynastie musulmane, les califes de Bagdad, fondée par Abul Abbas, qui revendiqua le califat comme descendant en ligne directe de l'oncle de Mahomet, Abbas (q.v.), d'où dérive le nom. Les Abbassides succédèrent aux Omeyyades, califes de Damas. Au début du VIIIe siècle la famille d'Abbas avait acquis une grande influence ; Ibrahim, le quatrième en descendance d'Abbas, obtint plusieurs succès sur les Omeyyades, mais fut capturé et mis à mort en 747. Le frère d'Ibrahim, Abul-Abbas, qu'il avait nommé son héritier, prit le titre de calife, et, par une victoire décisive près du fleuve Zab en 750, renversa la dynastie omeyyade. La famille vaincue fut traitée avec telle sévérité qu'Abul Abbas reçut le surnom d'Al-Saffah, le Sanglant. À la mort d'Abul Abbas, Al-Mansur lui succéda et fonda Bagdad pour siège de l'empire. Les descendants d'Abul Abbas au nombre de trente-six, dont le dernier fut Mostasem, régnèrent jusqu'en 1258, lorsque la dynastie fut expulsée par Hulaku Khan. La lignée comprend les noms illustres d'Al-Mansur, Haroun al-Rachid et Al-Mamun, mais dès le Xe siècle ils déclinèrent pour devenir de simples chefs spirituels de l'islam. Après leur déposition à Bagdad, en 1258, un membre de la famille, nommé Ahmed, s'enfuit en Égypte, où il fut reconnu comme calife, et ses descendants régnèrent là, sous la protection des Mamelouks, jusqu'à la conquête de l'Égypte par les Turcs, en 1517. Motawakkel III, le dernier calife, fut emmené par le sultan Selim I, le conquérant de l'Égypte, à Constantinople, et y fut détenu quelque temps en prison. Il retourna ensuite en Égypte, et mourut au Caire, pensionné par le gouvernement ottoman, en 1538.
