Définition dans Jewish Encyclopedia
Période des Juges
JUDGES, PERIOD OF
La forme actuelle du Livre des Juges a donné lieu à l’expression « temps des Juges », qui couvre la période depuis la mort de Josué jusqu’à la renaissance et à la consolidation d’Israël comme royaume sous Saül. Cette période, toutefois, ne coïncide pas exactement avec celle couverte par le Livre des Juges, qui comprend une partie de la période de Josué ; et les événements relatifs aux deux derniers juges appartiennent au Livre de Samuel. De plus, la désignation « Juges », ainsi que le récit de leur activité dans le livre sous sa forme actuelle, est inadéquate, car le terme social « juge » fut par la suite appliqué à certaines personnes qui, sans être rois, gouvernaient l’ensemble d’Israël comme des rois. Cela n’eut lieu toutefois qu’à l’occasion de circonstances extraordinaires, par ex. lors de guerres communes, quand les membres de plusieurs tribus ou d’une majorité des tribus se plaçaient sous la direction des guerriers les plus puissants parmi eux ; et lorsque l’objet de l’entreprise était atteint, ces chefs retournaient à leurs sphères d’influence personnelles. Cette influence ne s’étendait pas au-delà des limites de leur propre tribu ou de quelques autres tribus, bien qu’ils conservassent la prééminence acquise lors de la guerre de YHWH. En temps de paix surtout, leurs activités se bornaient principalement aux fonctions judiciaires d’où ils tiraient leur titre.
En vérité, la plupart des juges n’eurent qu’une importance locale ; car aucun récit de leurs exploits fondé sur une tradition authentique n’a été conservé, et il ne subsiste que des récits formels composés dans un but déterminé et, de ce fait, dénués de valeur historique. De même, le cadre chronologique dans lequel le récit des douze juges a été inséré — concernant leur succession et leur exercice du pouvoir pendant vingt, quarante ou quatre-vingts ans respectivement — est une fiction d’époque postérieure. Tout ce qui reste, après séparation de ces ajouts tardifs à « l’histoire » des Juges, se réduit aux anciennes traditions concernant les cinq soi‑disant « Grands Juges », qui forment la substance du Livre des Juges ; on peut y ajouter le commencement du livre, non pas comme source historique effective, mais au moins comme source précieuse sur le rite ancien. Ces cinq « Grands Juges » n’exercèrent pas une influence légalement ou judiciairement déterminée sur les affaires communes aux tribus israélites : leur influence personnelle se limita plutôt à une ou quelques tribus ; et seule la pression des événements amena la majorité des tribus sous leur direction. Ils rendirent néanmoins de grands services en préservant l’œuvre de Moïse dans des conditions difficiles, à une époque où ni la vie ni les lois du peuple n’avaient été pleinement réglées.
Un tableau fidèle des conditions régnant à l’époque dite « du temps des Juges » se trouve dans le Cantique de Déborah (voir Juges, Livre de, § 3 historique), qui est non seulement la source historique la plus importante du Livre des Juges, mais aussi la plus ancienne source de la tradition hébraïque. On peut inférer du texte (Juges v.), malheureusement fort mutilé, que la raison principale de l’union temporaire des tribus dans la guerre de YHWH, outre les oppressions qu’elles subissaient, fut la conviction religieuse que le peuple d’Israël ne pouvait mieux servir YHWH que par une lutte contre Canaan (v. 23). Mais la longue oppression avait découragé les troupes israélites ; et les tentatives sporadiques de rallumer le courage étaient étouffées par des menaces d’attaque (v. 6 s.). Dans cette période de découragement général (v. 8) surgit la prophétesse Déborah, qui, par sa foi ferme en YHWH et en son secours, ranima chez les masses et parmi les chefs le sentiment de solidarité des tribus de YHWH. Éphraïm, Benjamin, Machir (Manassé), Zabulon, Nephtali et Issachar envoyèrent des troupes sous la conduite de leurs princes respectifs, avec Barak, fils d’Abinoam — qui, selon v. 12 (« conduis tes captifs captifs », la lecture ayant souffert une altération — avait lui‑même peut‑être subi un affront —) comme commandant en chef de l’armée israélite (vv. 12–15). Seules quelques tribus restèrent à l’écart ; et sur celles‑ci pleuvent sarcasmes et imprécations : Ruben pour son indécision ; Galaad pour son indifférence ; Dan et Aser pour leur cupidité ; et Méroz pour son égoïsme lâche (vv. 15‑18, 23). Siséra et ses alliés rassemblent leur armée sur la plaine du fleuve Qishon devant Haroset, où les chars de guerre peuvent se déployer et où les archers offrent une protection. Dans la bataille qui s’ensuit, YHWH aide les Israélites par un orage. Les Cananéens sont battus à Taanach, sur la bordure méridionale de la plaine d’Yizréel, et leur chef Siséra est tué en fuite par la perfidie de Jaël, femme kénite (vv. 19–22, 24–27).
Tel est le noyau du cantique ; on peut toutefois en tirer quelques autres conclusions. Il est remarquable que les tribus de Siméon, Lévi et Juda ne soient pas du tout mentionnées ; on peut expliquer cela par le fait que les deux premières étaient alors déjà dissoutes, et que pendant quelque temps Juda n’avait pas été étroitement liée aux autres tribus (comp. Genèse xxxviii. 1), et qu’elle n’était pas florissante, comme elle le devint par la suite en raison de sa relation avec la famille méridionale de Tamar (Genèse xxxviii.). Étant donné que cinq tribus sont vivement réprimandées pour n’avoir pas pris part à la guerre, il faut supposer que l’armée de YHWH comprenait alors presque tous les hommes d’Israël. Cela ne peut s’expliquer historiquement que par le fait qu’après les victoires décisives d’Israël, qui finirent par placer les tribus en possession de Canaan, un accord conclu en Canaan rapprocha les tribus, consolidées par la guerre commune de YHWH, imposant leur service militaire et la reconnaissance de YHWH et de son jugement ; on peut supposer que cet accord fut conclu lors des événements racontés en Josué xxiv.
Si l’on compare l’action des tribus israélites, telle qu’elle est décrite dans le Cantique de Déborah, avec d’autres indications sur les conditions immédiatement antérieures, on remarque en outre que cette action commune de l’armée israélite fut en fait un événement extraordinaire et capital pour le développement du peuple israélite. Le territoire des tribus israélites, que l’on peut estimer alors à quelque 130 000 personnes (d’après Juges v. 8 il y avait 40 000 hommes susceptibles de porter les armes), était très limité, comme le montre Juges i. 27–33. À l’intérieur, les Cananéens tenaient les limites de la plaine d’Yizréel au sud, à l’est et au nord (ibid., vv. 27 et 30) ; des localités importantes dans les montagnes de Galilée (ibid., vv. 31 et 33), toute la côte au sud jusqu’à Dor (ibid., vv. 27 et 31), et la forteresse de Gézer, sur la frontière sud‑ouest d’Éphraïm, qui contrôlait des passages importants vers les montagnes (ibid., v. 29). Certaines tribus israélites trouvèrent des demeures stables avec grande difficulté, devant lutter même contre l’hostilité d’autres tribus. On rapporte des Danites (ibid. xvii. sqq.) qu’après avoir été chassés de la côte ils cherchèrent refuge sur le flanc occidental du plateau (ibid. i. 34, v. 17, xvii. sqq.), et que, incapables d’y demeurer, ils traversèrent le territoire d’Éphraïm et finirent par s’établir près de Léïs aux sources du Jourdain.
Les Israélites durent mener des guerres sanglantes contre les Cananéens autochtones et contre les peuples voisins, tant avant de conquérir leurs lieux d’habitation définitifs — ce qui était naturellement leur objectif premier — que, après la conquête, pour rendre leur possession plus sûre. L’histoire de Jabin, par ex. (Juges iv.), raconte une victoire des tribus de Zabulon et Nephtali, qui, comme Dan et Aser, étaient des tribus « métisses », i.e. ayant une plus grande proportion de sang cananéen que les autres tribus. C’est probablement la même victoire que Josué représente comme remportée aux eaux de Méron (Josué xi. 1–5). L’événement, toutefois, se situe après la mort de Josué ; et il ouvrit aux Israélites des régions où les Cananéens prédominaient, comme c’était généralement le cas dans les pays riverains de la Méditerranée.
Des ennemis à l’est vinrent s’ajouter à ceux de l’ouest du Jourdain. Des tribus nomades qui campaient aux côtés d’Israël près de Horeb et de Kadesh — les Amalécites, les Madianites ainsi que les Moabites — apparurent à la frontière orientale de la Palestine, avec l’intention de s’installer, comme Israël, dans les régions cultivées de l’ouest ; et les Israélites durent contrer ce mouvement d’est en ouest, afin de ne pas être submergés par les nouveaux venus. C’est alors que les différents juges surgirent là où le danger menaçait. Ehud le Bénjamite, en assassinant le roi moabite Eglon, affranchit sa tribu du tribut qu’imposait ce roi ; et, avec des troupes du mont Éphraïm, il reprit les gués du Jourdain ainsi que Jéricho, assiégée par les tribus nomades (Juges iii.). Le Gileadite Jephté de Mizpa (ibid. xi.) repoussa les Ammonites, alors menaçant Galaad, c’est‑à‑dire la tribu de Gad, et qui par la suite avancèrent même dans la vallée du Jourdain (1 Samuel xi.). Gédéon (Jérub‑Baal), d’Ophra en Manassé, surprit les Madianites, qui avaient pénétré le territoire de Manassé, à la source du présent Nahr Jalud, à la bordure orientale de la plaine d’Yizréel, et les repoussa vers la vallée du Jourdain. Outre Manassé, il fit appel aux tribus voisines de Nephtali et d’Aser pour participer à la poursuite, et ordonna aux Éphraïmites de garder les gués du Jourdain afin de couper la retraite des Madianites et de capturer leurs rois Oreb et Zéb (Juges vi. sqq.).
Après ses succès, Gédéon conserva une position de chef au sein de sa tribu. D’après Juges viii. 22 sqq., on lui offrit même la souveraineté héréditaire, c.-à‑d. la royauté sur la tribu, mais il refusa comme étant une dignité païenne. Les Madianites le décrivaient, lui et sa famille, comme des hommes d’aspect royal (ibid. viii. 18) ; et la tribu de Manassé, alors la plus nombreuse et la plus importante, occupant la partie la plus fertile du pays, de la plaine d’Yizréel à Sichem, acquit sa suprématie sur les autres tribus probablement par l’influence de la personnalité de Gédéon et de la réputation qu’il avait parmi les tribus voisines (comp. Genèse xli. 52 sqq.). Manassé dût cependant céder cette prééminence à Éphraïm (comp. Genèse xlviii.).
Une conséquence de la royauté tribale de Gédéon, qui fut d’abord succédé par ses soixante‑dix fils, fut la tyrannie d’Abimélec, un fils de Gédéon né à Sichem, donc d’une mère cananéenne. Il exigea des Sichemites d’être reconnu comme unique souverain ; et la population cananéenne, qui avait déjà reconnu la suprématie d’Israël, opta pour le parent métis. Il prit le trésor du sanctuaire, rassembla des troupes et extermina tous les descendants de Gédéon, à l’exception d’un seul, Yotham. Les Sichemites le proclamèrent alors effectivement roi, et il régna trois ans « sur Israël », i.e. sur le territoire de Palestine sur lequel Gédéon avait exercé son autorité (Juges ix. 6, 22). Il réprima avec beaucoup de sang une insurrection des Sichemites, fomentée par un clan israélite appelé Èbed (Jobaal) sous la conduite de Gaël ; mais il fut peu après tué lors d’un siège à Thébez (ibid., vv. 50–54).
Les faits ci‑dessous sont, en général, ce que l’on peut recueillir au sujet des conditions politiques et des événements relatifs aux tribus israélites durant le soi‑disant « temps des Juges ». Il reste à examiner succinctement les conditions religieuses et culturelles en Israël pendant la même période. Les sources, et en particulier les récits du Livre des Juges dans leur forme actuelle, racontent la répétée apostasie d’Israël et son culte des divinités cananéennes : mais comme ces récits ne citent que quelques exemples isolés, il faut manifestement considérer qu’il s’agit d’un panorama des conditions religieuses du temps vu du point de vue de conceptions ultérieures ; ces récits, avec leur alternance d’apostasie et d’oppression, de repentir et de salut, furent en fait ajoutés au livre à une date plus récente. À l’époque des Juges, YHWH était effectivement le dieu d’Israël, c’est‑à‑dire de ses chefs et du peuple en général, comme l’atteste spécialement le Cantique de Déborah ; et en outre Baal, le dieu principal des Cananéens, était également présent dans les noms — par ex. « Jérubbaal » = « Gédéon » — et donc probablement aussi dans le culte israélite. Les historiens postérieurs considéraient cela comme une apostasie formelle vis‑à‑vis de YHWH, bien que ce ne fût pas le cas en fait, parce qu’il n’existait alors aucun culte « pur » de YHWH. Les prophètes Osée et Jérémie jugèrent néanmoins correctement les conditions quand ils se plaignirent que l’éloignement de YHWH commença avec l’immigration en Canaan (Osée ix. 10, x. 1, xi. 1 sqq., xiii. 5 sqq. ; Jér. ii. 1–8). Une relation entre YHWH et Baal se développe, qui conduit en réalité Israël au bord d’une religion naturelle. Le nom « Jobaal » est typique de cette relation ; car il implique l’égalité du Baal cananéen avec YHWH israélite, implication qui ne put demeurer sans conséquences.
Ainsi qu’Israël, après s’être installé dans le pays, assimila YHWH à Baal, seigneur antérieur de la terre, il prit aussi possession des sanctuaires de hauteur des Cananéens (les « bamot »), tenus sacrés pour être plus proches de la divinité. Les Israélites apaisèrent leur conscience religieuse en rattachant les légendes des Patriarches à ces anciens sanctuaires cananéens. S’y trouvaient fréquemment les so‑disant « mazzebot ». Il s’agissait à l’origine de blocs apparents qui étaient « dressés » (nQVD, de nqd), i.e. mis debout sur leur face large, et qui, en tant que sièges d’Elohîm, recevaient des offrandes d’huile et du sang sacrificiel. Plus tard ils cédèrent probablement la place à des piliers finement taillés, proches de l’autel. Le culte de YHWH était aussi lié à des arbres sacrés plantés près de l’éminence ou dans la plaine ; mais les Israélites n’adoptèrent pas les « asherim », qui étaient probablement à l’origine des troncs d’arbres ou des poteaux plantés auprès de l’autel comme symboles d’Astarté, la déesse de la fécondité (voir Asherah). Comme les bamot et leurs mazzebot furent originellement dédiés à YHWH (comp. Exode xxiv. 5 [Version Autorisée King James 4]), les asherim, qui pouvaient même être liés au culte phallique, n’avaient pas leur place auprès de ces autels ; et en effet ils ne sont pas mentionnés aux temps anciens.
Les faits que l’on peut tirer des récits originaux de cette époque au sujet du culte de YHWH dans les anciens sanctuaires cananéens, peut‑être aussi influencé par le rituel cananéen lui‑même, sont confirmés par les récits relatifs à plusieurs de ces lieux de culte. Ainsi, à Sichem, il existait un Baal‑Berît (= « Baal de l’alliance »), qui était manifestement conçu comme le gardien et le protecteur de l’alliance conclue entre Israélites et Cananéens pour cohabiter pacifiquement (Juges ix.). Comme il n’est pas précisé s’il représentait YHWH ou Baal, la partie cananéenne des habitants de Sichem prit probablement celui‑ci pour Baal, tandis que les Israélites, malgré le nom « Baal », le reconnurent comme YHWH. Et Jérubbaal (Gédéon), qui, comme on l’a dit, combattit pour YHWH et érigea à Ophra un sanctuaire à YHWH, dressa dans ce sanctuaire un ephod, i.e. un objet cultuel, qui, conformément à la coutume et à l’art cananéens, était finement travaillé et couvert de métaux précieux. Le révisionniste postérieur du récit de Gédéon jugea à bon droit cela comme une grave apostasie de Gédéon et de ses contemporains (ibid. viii., en particulier vv. 27 sqq.). Les Danites, lors de leur expédition jusqu’à Léïs, trouvèrent un objet cultuel analogue sur le mont Éphraïm, accompagné de teraphim, images représentant probablement les ancêtres de la tribu ou de la famille. Le narrateur de l’histoire considère avec certitude que ces emblèmes se rapportent au culte de YHWH et non aux images de Baal ou d’Astarté ; le révisionniste estime nécessaire d’ajouter constamment les mots hizhon pash (הֲיוֹת פֶּסֶל?) — i.e., « sculpté et fondu » — à l’expression « ils firent des images » afin d’indiquer qu’il s’agissait d’images taillées et coulées (et qu’elles n’appartenaient donc pas au culte de YHWH, qui n’admettait pas de telles images). Quand les Danites s’emparèrent des images avec le prêtre qui s’en occupait et les transportèrent à Dan, un sanctuaire s’éleva là et devint par la suite célèbre, dont les prêtres lévitiques cherchaient la descendance jusqu’à Moïse (ibid. xvii.–xviii., surtout xviii. 30).
Les conditions culturelles des Israélites au temps des Juges dépendaient naturellement avant tout du statut économique. En conquérant la terre de Canaan, les Israélites passèrent du nomadisme à l’agriculture : ils habitèrent villages et villes, huttes et maisons, et vécurent de ce qu’ils tiraient de leurs champs, à savoir grains, vin, huile, figues, lait et viande de leur bétail. Ce qu’ils n’avaient pas besoin pour leur subsistance, ils le vendaient aux marchands phéniciens qui circulaient dans le pays, ou l’échangeaient contre les produits de l’art phénicien, tels que vases décorés et étoffes, ou contre des marchandises importées par les Phéniciens des pays civilisés de l’Euphrate ou d’Égypte (comp. Genèse xlix. 20, et pour une époque plus tardive 1 Rois v. 23, 25 ; Ézéchiel xxvii. 17 ; Josèphe, Antiq. xiv. 10, §6). Ainsi les Israélites, en tant qu’héritiers de Canaan, accédèrent également à la culture plus riche et plus développée de ce pays.
Mais les plaisirs découverts auprès des anciens seigneurs plus raffinés du pays eurent pour conséquence des mœurs plus évoluées ; et les Israélites, avec le temps, se livrèrent à la volupté et à l’immoralité, comme le dénoncent abondamment les tirades des prophètes postérieurs. Ce mode de vie plus luxueux ne fut pas adopté dès l’origine du temps des Juges ; Israël resta pendant quelque temps un peuple rude, barbare en raison des guerres continues. La loi du sabre et la vendetta régnaient. Ni les expéditions entreprises pour pillage (comp. Juges xvii. sqq.), ni des procédés perfides à l’égard de l’ennemi, comme pratiqués par Simson, ni des assassinats, tels que ceux commis par Jaël et Ehud, ne causaient scandale ; et même la vie des plus proches était sacrifiée pour accomplir un vœu, comme dans le cas de Jephté.
Bibliographie : Comparer les sections correspondantes dans les histoires d’Israël de Ewald, A. Kohler, B. Stade, E. Renan, H. Winckler (1895, t. i), A. Klostermann (1896), C. H. Cornill (1899), J. Wellhausen (1897, 3e éd., II, 35–50) et H. Güthe (§§ 18–21, pp. 55–64) ; H. Kittel, Gesch. der Hebräer, 1892, t. ii, 3–22, 55–90. Sur les sources, etc., voir la bibliographie à Juges, Livre de.
E. G. II. V. By.
