Définition dans Jewish Encyclopedia

Décalogue

DECALOGUE

Mot dérivé du grec, correspondant au terme biblique dix paroles (Dibrot) (LXX: dekalogos ; Exode xxxiv. 28; Deutéronome x. 4; comparer Josèphe, Ant. iii. 5, § 3) et rd tUKa priijaTa (Deut. xiv. 13); aussi rd 6eKa Tioyia, dans le titre de la dissertation de Philon Περὶ τῶν Δέκα Λόγων ; en hébreu postérieur mimn ‘‘dix paroles’’ (Michna Shabbat 86b) ou, sans le numéral, (B. K. 54b). En tant que singulier, 7 (Decalogus) fut d’abord employé par les Pères de l’Église (voir Clément d’Alexandrie, Paedagogus, iii. 12, § 8, et Stromata, vi. 16, §§ 133, 137); le latin decalogus se rencontre chez Tertullien (De Anima, xxxvii.).

Données bibliques : Le Décalogue est donné dans la Torah en deux versions (Exode xx. 2-17 et Deutéronome v. 6-18) qui présentent quelques variantes. D’après les récits bibliques, il représente les paroles solennelles de YHWH sur le mont Sinaï, révélées directement par Lui à Moïse et au peuple d’Israël au troisième mois après leur délivrance d’Égypte, au milieu de manifestations merveilleuses de la puissance divine marquées par le tonnerre, les éclairs et une épaisse fumée (Exode xix.). En tant que telles, Elohîm grava les Dix Paroles sur deux tables de pierre — «tables du témoignage» (luchot ha-edut, Exode xxiv. 12, xxxi. 18, xxxii. 16) ou «tables de l’alliance» (luchot ha-berit, Deutéronome ix. 9, 11, 15) — et les donna à Moïse. Le peuple, emporté par une indignation, brisa les tables (Exode xxxii. 19), et Elohîm commanda ensuite à Moïse de tailler deux autres tables semblables aux premières (Exode xxxiv. 1), sur lesquelles réécrire les Dix Paroles (Exode xxxiv. 1). Selon un autre passage (Exode xxxiv. 27-28), Moïse reçut l’ordre de réécrire, et il réécrivit lui-même les Commandements ; mais en Deutéronome iv. 13, v. 18, ix. 10, x. 4, Elohîm apparaît comme l’auteur graphique. Cet second lot, descendu du mont Sinaï par Moïse (Exode xxxiv. 29), fut placé dans l’Arche (Exode xxv. 16, 21; xl. 20), d’où la désignation «Arche du Témoignage» (Exode xxv. 22; Nombres iv. 5; comparer aussi 1 Rois viii. 9).

Le Décalogue s’ouvre sur l’affirmation solennelle, mise à la première personne, que le locuteur est YHWH, le Dieu d’Israël («ton»), qui t’a fait sortir du pays d’Égypte. Par conséquent il n’y aura pour toi point d’autres dieux devant la face de YHWH. L’interdiction de l’idolâtrie suit comme une amplification logique de cette annonce impressionnante, puis un avertissement contre l’usage vain du nom de YHWH. Le devoir de souvenir du sabbat et celui d’honorer le père et la mère sont mis en exergue. Le meurtre, l’adultère, le vol et le faux témoignage sont interdits, et le Décalogue se conclut par une expansion de la prohibition de la convoitise.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.