Définition dans Jewish Encyclopedia
Caleb
CALEB
Données bibliques : Selon le texte biblique,
Caleb appartenait à la tribu de Juda. Il représenta
cette tribu parmi les douze espions que Moïse
envoya du désert pour explorer la terre de Canaan.
Lui et Josué seuls revinrent avec un rapport encourageant, et en conséquence furent les seuls de
ceux qui étaient sortis d’Égypte à être autorisés à
survivre et à entrer en Canaan (Nb. xiii.6, 30 ; xiv.
passim ; xxvi.65 ; xxxii.13 ; xxxiv.19 ; Deut. i.36).
Après la conquête il reçut Hébron et la région enviro-
nante. Dans la prise de ce territoire il offrit la main
d’Achsah, sa fille, à l’homme qui prendrait Hébron
pour lui ; le fait fut accompli et la jeune fille fut
obtenue par le frère cadet de Caleb, Othniel. À ce
dernier fut assignée la terre du midi, à laquelle, plus
tard, à la demande d’Achsah, furent ajoutées « les
sources supérieures » (Jos. xiv., xv. ; et Juges i. passim).
Son nom est lié à plusieurs villes du sud de Juda
(1 Chr. ii. passim).
Dans la littérature rabbinique : Dans les sources
rabbiniques, Caleb, fils de Hezron (1 Chr. ii.18-20),
est identifié à Caleb, fils de Jephunneh (Nb. xiii.6),
l’épithète « Jephunneh » lui ayant été donnée parce
qu’il « se détourna » (njlQ' = niD) de l’intention
pécheresse des autres espions qui déconseillaient
au peuple d’entrer dans la Terre Sainte. Caleb est
également appelé (1 Chr. iv.5) « Ashhur », parce que
son visage s’assombrit (« nriB’ ») à force de jeûnes,
et « père de Tekoa » (yipn 'PN), parce qu’il attacha
(Jtpn) son cœur à Elohîm, et en cette foi il épousa
la prophétesse Miriam, qu’il traita, quoique elle ne
fût ni belle ni bien portant, avec une tendre affection
paternelle (’3X), appréciant sa piété et sa parenté
avec des frères tels que Moïse et Aaron.
Bien que fils de Jephunneh, Caleb est aussi appelé
« le Kénizite » (Version Autorisée King James, «
Kenezite », Jos. xiv.6, 14 ; comparer Juges i.13), parce
que Kenaz, le père d’Othniel, fut son beau-père ; Othniel
étant ainsi en fait son demi-frère (Sotah 11a, 12a,
où les noms des enfants d’Azubah [1 Chr. ii.18] sont
appliqués à Caleb de façon haggadique ; voir aussi
Ex. R. I.17).
Lorsque Caleb vint en Palestine comme l’un des
espions, il visita les sépulcres des Patriarches à
Hébron (compare Nb. xiii.22) et pria pour leur aide
contre l’intention pécheresse de ses collègues (Sotah
34b). C’est encore lui seul qui insista pour que les
espions emportassent quelques fruits du pays afin
de convaincre le peuple de l’extraordinaire fécondité
de la Palestine. Comme ils ne le voulurent pas, Caleb
degna son épée et dit : « Si vous ne prendrez aucun
fruit, alors ou ma vie ou la vôtre ! » (Tan., Shelah
15, éd. Buber ; Num. R. xvi.14). Réalisant parfaitement
les mauvaises intentions des espions, et sachant
qu’il serait inutile de tenter de les détourner, il ne
trahit pas ses desseins, mais fit comme s’il était de
leur avis (Tan., l.c. 19 ; Num. R. l.c. 19). Mais quand
les espions commencèrent à exciter le peuple contre
Moïse et sifflèrent Josué, qui cherchait à jouer les
intermédiaires, Caleb, qu’ils avaient cru être de leur
côté, se leva et dit : « Ce n’est pas la seule chose que
le fils d’Amram nous ait faite » — là tous les meneurs
se turent — « Il nous a tirés d’Égypte, il a divisé la mer
pour nous ; il nous a nourris de manne. Maintenant,
alors, si il nous commandait de faire des échelles et
de gravir les cieux, nous lui obéirions. Allons dès
maintenant et prenons possession » (Sotah 35a ;
Num. R. l.c. ; Tan., l.c.). Lorsque le pays fut partagé,
Caleb et Josué reçurent les portions qui avaient été
préparées pour les autres espions (B. B. 117b, 118b).
Caleb fut le père de Hur par sa seconde épouse
Ephrath (1 Chr. ii.19), et fut donc le progéniteur de
la maison davidique, « l’Ephrathite » (1 Sam. xvii.12 ;
Sotah 11b ; Sauf. 69b).
