Définition dans McClintock & Strong

Avarice

Avarice (du lat. avarus, de aveo, désirer, s'efforcer d'obtenir), amour excessif de l'argent. L'avarice ne consiste pas seulement à poursuivre trop ardemment les richesses mondaines, ou par des moyens injustes, mais à les aimer excessivement, même lorsqu'elles sont nôtres. L'avarice est par nature un péché, et, selon saint Paul, une sorte d'idolâtrie. Grégoire le Grand énumère sept péchés particuliers issus de l'avarice, ou, comme il les appelle, «filles de l'avarice», à savoir trahisons, fraudes, mensonges, parjures, agitation, violences, dureté de cœur (Mor. in Jobum, lib. 31, cap. 17). La cause de ce vice est réellement l'incrédulité. «C'est parce que les hommes ne croient pas en la Providence, qu'ils amassent si avidement et thésaurisent» (Barrow, On the Creed, Sermon I). Il croît par indulgence, et est plus fort chez les vieillards, comme si, par une ironie punissante, ceux qui peuvent le moins jouir des richesses les désiraient le plus (Wesley, Sermons, serm. 130).

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.