Définition dans McClintock & Strong

Ava

A'va (Hébr. Avva', עִוָּא, ruine ; Sept. Αουά, 2 Rois 17:24), aussi IVAH (Hébr. Ivvah', עִוָּה, même sens ; Sept. Α᾿ουά, 2 Rois 18:34 ; 2 Rois 19:13 ; mais en Isaïe 37:13 il s'unit au mot précédent, Α᾿ναεγγουγαυά v. r. Α᾿ναγουγάυα), capitale d'un petit État monarchique conquis par les Assyriens, et d'où le roi Salmanasar envoya des colonies en Samarie. Les premiers traducteurs juifs (Symmaque et les Targums) l'entendent comme un simple appellatif ; mais elle s'associe à d'autres noms propres comme ville. Quelques‑uns l'identifient au fleuve, ou plutôt à la ville qui donna son nom au fleuve Ahava d'Esdras 8:21 (Bellermann, Handbuch, 3, 374) ; mais ce nom est fort différent en hébreu (אהִוָא). Iken (Dissert. Philol. Theolog. p. 152) la voudrait identifiée avec la ville phénicienne Avatha, mentionnée dans la Notitia Dignitatum Imperii Romani (mais la lecture y est douteuse ; voir Reland, Palaest. p. 232 sqq.) ; ou avec la ville d'Abeje, entre Beyrouth et Sidon, que Paul Lucas mentionne comme siège d'un prince druze. Michaelis la suppose être la terre des Avites entre Tripoli et Beyrouth, parce qu'ils sont décrits comme adorateurs de Nibhaz (2 Rois 17:31), une idole qu'il compare à la grande pierre‑chien qui se dressait autrefois dans ce quartier, d'où le Lycus prit le nom de Nahr el‑Kelb, «fleuve du chien» (comp. Mannert, VI, 1:380). Cela repose cependant sur une confusion des Avim de 2 Rois 17:31 avec ceux de Deutéronome 2:23 ; Josué 13:3. VOIR AVITE. Avva ou Ivvah fut sans doute une ville de Mésopotamie, dans la région indiquée par les noms associés (Babylone, Kuth, Hamath, Sepharvaim), peut‑être plus à l'est, en direction de l'Araire classique.

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.