Définition dans Jewish Encyclopedia
Mer Rouge
RED SEA
Les références à la « Mer Rouge » sous ce nom ne se trouvent pas plus tôt que les écrits apocryphes (Judith V. 12 ; Sagesse x. 18, xix. 7 ; 1 Macc. iv. 9). Le nom se rapporte au corps d’eau désigné ailleurs par « Yam Suf », franchi par les Israélites lors de l’exode d’Égypte (Ex. xiii. 18 ; xv. 4, 22 ; Nombres xxxiii. 10 sqq. ; Deut. xi. 4 ; Jos. ii. 10 ; etc.). Il désigne donc, selon toute probabilité, le golfe de Suez actuel, qui à l’époque s’étendait beaucoup plus au nord, atteignant, d’après les auteurs grecs et latins, jusque vers la cité d’Héro (= Pithom), dans le Wadi Tumilat. Le sens du mot « suf » dans le nom est incertain, bien qu’il apparaisse d’après Ex. ii. 3, 5 et Isa. xix. 6 qu’il voulait dire « roseau ». Selon Ermann et d’autres, il s’agirait d’un mot égyptien emprunté par les Hébreux, bien que les Égyptiens n’aient jamais appliqué ce nom au golfe. S’il est vrai qu’aucun roseau ne pousse aujourd’hui sur la côte salée du golfe, des conditions différentes ont pu régner anciennement à l’extrémité nord où des cours d’eau douce se jetaient dans le golfe. D’autres autorités traduisent « suf » par « herbe de mer » ou « varech », que l’on suppose avoir été d’une couleur rougeâtre et qui auraient donné son nom de « Mer Rouge » à ce plan d’eau. Des varechs de cette couleur sont toutefois rarement trouvés là. Dans d’autres passages le même nom, « Yam Suf », est appliqué aussi au golfe édomite de la Mer Rouge qui s’avance au nord le long de la côte orientale de la péninsule du Sinaï, avec Ézion-geber et Eloth à son extrémité nord (1 R. ix. 26 ; Ex. xxiii. 31 ; Deut. i. 40 ; Juges xi. 26 ; Jér. xlix. 21 ; etc.). Il est difficile de dire comment la Mer Rouge reçut son nom ; des montagnes rouges sur la côte ou les Érythréens riverains ont pu lui donner cette appellation.
E. G. II. I. Be.
