Photo d’archive : La Knesset à Jérusalem, photographiée en 2007, par James Emery — licence CC BY 2.0. L’image illustre le Parlement et non la campagne de 2026.
Les électeurs israéliens doivent voter le 27 octobre pour renouveler la Knesset, qui compte 120 sièges. À neuf jours du scrutin, les sondages publiés par différentes chaînes et journaux ne dessinent pas tous la même configuration. Plusieurs donnent un avantage au parti Yashar de Gadi Eisenkot sur le Likoud de Benjamin Netanyahu, mais les blocs sont généralement loin des 61 sièges nécessaires pour former seuls une majorité.
L’essentiel
- Un sondage publié le 15 octobre par The Times of Israel donnait 54 sièges au bloc sioniste opposé à Netanyahu et 49 au bloc du Premier ministre ; les autres sièges se répartissaient entre partis arabes et formations non alignées.
- Une enquête de Channel 13 publiée la veille donnait plutôt 51 sièges au bloc de Netanyahu contre 50 à ses opposants, avec 19 sièges hors des deux blocs.
- Une enquête de l’Israel Democracy Institute mesure des opinions sur des politiques publiques, pas des intentions de vote.
Des sondages à lire comme des instantanés
Les enquêtes diffèrent par leur date, leur échantillon, leurs méthodes et la manière dont elles regroupent les partis. Le sondage du 15 octobre cité par The Times of Israel portait sur 500 personnes et indiquait une marge d’erreur de 4,4 points. Le 18 octobre, un récapitulatif du Jerusalem Post relevait que plusieurs sondages récents plaçaient Yashar devant le Likoud, tout en confirmant qu’aucun camp n’atteignait le seuil de 61 sièges.
Ces écarts ne permettent pas de prédire le résultat. Ils montrent surtout combien la répartition des sièges entre petites formations, les alliances après le vote et le taux de participation peuvent peser sur la composition de la prochaine coalition.
Deux sujets de fond : le 7-Octobre et le service militaire
Une enquête publiée le 14 octobre par l’Israel Democracy Institute a interrogé 602 personnes juives et 149 personnes arabes, âgées de 18 ans ou plus, entre le 5 et le 8 octobre. Dans l’échantillon juif, les sujets qui recueillaient le plus de soutien comprenaient la création d’une commission d’enquête d’État sur les événements du 7 octobre 2023 et une loi appliquant plus équitablement le service militaire aux hommes ultra-orthodoxes.
À savoir — Haredi : terme hébreu souvent traduit par « ultra-orthodoxe », qui désigne des courants religieux juifs attachés à une observance stricte. La question du service militaire de leurs membres est un enjeu politique et juridique en Israël.
Ce sondage mesure des préférences sur des mesures particulières ; il ne dit pas à lui seul pour quel parti les personnes interrogées voteront. Dans le même contexte de campagne, Netanyahu a déclaré à Reuters le 14 octobre qu’il ne cherchait pas à reprendre une attaque contre l’Iran avant l’élection.
Le résultat dépendra du vote du 27 octobre et des négociations qui suivront. Les enquêtes restent des photographies de l’opinion au moment où elles sont réalisées, non des prédictions du scrutin.
Sources
- Reuters — date officielle de l’élection, 12 juillet 2026 (source de départ)
- The Times of Israel — sondage publié le 15 octobre
- The Times of Israel — tableau de bord de l’élection 2026
- The Jerusalem Post — comparaison des sondages du 18 octobre
- Israel Democracy Institute — enquête sur les enjeux politiques, publiée le 14 octobre
- Reuters — déclaration de Netanyahu sur l’Iran avant le scrutin
- The Jerusalem Post — mobilisation de familles du 7-Octobre pour une commission d’enquête
Note au lecteur : cet article résume les informations essentielles des sources citées. Pour découvrir le sujet dans son contexte complet et en savoir plus, nous vous invitons à consulter les articles et documents d’origine grâce aux liens indiqués ci-dessus.







